Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
L'aire de répartition du puma s'étend de la partie occidentale de l'Amérique du Nord jusqu'à la pointe de l'Argentine.

Le saviez-vous ?

Le puma peut attraper des proies qui font quatre fois sa taille grâce à ses puissantes mâchoires et à ses longues canines.

Nom scientifique : Puma concolor
Poids moyen : 55 kg à 80 kg (mâle)
35 kg à 55 kg (femelle)
Longueur moyenne : 2 m (queue comprise; le mâle est un peu plus gros que la femelle)
Longévité moyenne : 10 à 12 ans
Puma perché sur un rocher dans un champ herbeux.

Sujet

Biologie

Puissamment charpenté, le puma est le plus grand prédateur terrestre du Canada après l’ours. Il a un corps allongé, très musclé, mais une tête et des oreilles relativement petites. Ses pattes postérieures, plus grosses que les antérieures, lui donnent plus de force pour bondir sur ses proies. À l’inverse, ses pieds antérieurs plus grands que les postérieurs lui permettent de maintenir ses proies à terre, ce qui s’avère particulièrement important lorsqu’il chasse un gros animal.

Dans les Amériques, le puma est le deuxième plus grand chat sauvage, la première place revenant au jaguar d’Amérique du Sud. À l’instar des autres espèces de la famille des félidés, le puma est muni de griffes acérées, qu’il rétracte lorsqu’il se déplace et ne sort que pour bondir sur une proie. Sa très longue queue, qui mesure un mètre, le distingue des autres chats sauvages, tels que le lynx et le lynx roux, et joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre.

Le pelage ras du puma peut aller du rouge, du gris ou du jaunâtre au brun foncé. Gorge, poitrail, menton et moustaches sont blancs.

Habitat et comportement

Si la couverture végétale est bonne, le puma s’adapte facilement à divers milieux, du désert à la montagne en passant par tous les types de forêts (forêt pluviale, tempérée ou boréale et forêt de conifères). La possibilité de camouflage est importante, que le félin cherche une tanière, telle qu’une cavité rocheuse ou un fourré, pour mettre bas, ou une planque pour chasser. Le puma poursuit rarement sa proie : il préfère la surveiller et l’attaquer par surprise.

Le puma est un animal solitaire qui chasse normalement seul. Parfois, un mâle laisse des dépôts d’urine ou d’excréments sur des tas de terres ou de feuilles pour dissuader les autres mâles de chasser sur son territoire. En général, le puma évite tout contact direct avec les humains et est rarement observé. Il est si bien passé maître dans l’art du camouflage qu’une personne peut se trouver à un mètre de lui sans l’apercevoir. Les attaques contre les humains sont peu fréquentes, mais si cela se produit, on recommande de se défendre avec la plus grande énergie.

Une vue et une ouïe excellentes combinées à un odorat très fin procurent au puma un avantage à la chasse. Son champ de vision couvre 130 degrés, et ses grands yeux sont bien adaptés à la quête nocturne de proies qu’il affectionne.

Aire de répartition

Parmi les mammifères terrestres de l’hémisphère occidental, le puma occupe l’une des plus vastes aires de répartition. Celle-ci s’étend de la frontière entre le Yukon et la Colombie-Britannique, dans les régions septentrionales de l’Amérique du Nord, jusqu’à la pointe méridionale de l’Argentine. Elle allait autrefois de l’Atlantique au Pacifique, mais la destruction de l’habitat et les persécutions ont gravement mis en péril la population de l’Est.

Au Canada, la plupart des pumas vivent dans l’Ouest, principalement dans les Rocheuses de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Certains individus ont été aperçus dans les Prairies et le sud de l’Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, mais il s’est avéré que la majorité d’entre eux venaient du sud et avaient été relâchés dans la nature ou s’étaient échappés de captivité.

Sa vaste aire de répartition a valu au puma d’être désigné sous une quarantaine de noms communs, dont couguar, panthère, lion des montagnes et pi-twal, qui signifie « celui qui a une longue queue ».