Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
Au Canada, l'ours blanc est présent du sud du Haut-Arctique jusqu'au sud de la baie d'Hudson.

Le saviez-vous ?

Les griffes de l’ours blanc sont de couleur brunâtre au commencement, mais elles blanchissent à mesure que l’ours vieillit.

Nom scientifique : Ursus maritimus
Poids moyen : 400 kg à 600 kg (mâle)
150 kg à 250 kg (femelle)
Longueur moyenne : 2,4 m à 2,6 m (la femelle est plus petite que le mâle)
Longévité moyenne : 24 ans (mâle)
28 ans (femelle)
Ours blancs pelotonnés les uns contre les autres dans la neige arctique.

Sujet

Biologie

Le nom latin de l’ours blanc, Ursus maritimus, veut dire « ours maritime ». C’est le seul ours qui est considéré comme un mammifère marin, car sa survie dépend du milieu marin. Étant donné qu’il s’agit du plus gros carnivore terrestre d’Amérique du Nord, il se distingue des autres types d’ours par la longueur de son corps, de son cou et de son crâne de même que par son pelage blanc.

L’ours blanc est bien adapté à la vie dans les extrêmes de l’Arctique. Sa couleur blanche distinctive lui sert de camouflage dans la neige et la glace, lui permettant de traquer des phoques et de se dérober à l’être humain qui le chasse. Son pelage a des jarres lustrés et un sous-poil dense. Par ailleurs, une couche isolante de graisse sous la peau lui permet de se tenir au chaud durant l’hiver. La plante des pieds de l’ours blanc a de petites bosses et des cavités, ce qui lui donne une certaine traction et l’empêche de glisser sur les surfaces glacées.

Ses canines sont larges et les surfaces de broyage de ses dents jugales sont irrégulières. Ses grandes pattes puissantes l’aident à chasser le phoque par des trous percés dans la glace, grâce à des griffes assez droites, très pointues et non rétractiles.

Habitat et comportement

L’ours blanc passe la majeure partie de son temps à parcourir de vastes secteurs de glace marine entourant des étendues d’eau libre. Il se sert de la glace comme d’une plateforme pour chasser des phoques annelés, l’espèce de phoque que l’on trouve le plus couramment dans l’Arctique. Pour chasser, l’ours blanc se sert de son odorat et il chasse également d’autres types de phoques comme le phoque barbu, ainsi que le béluga, le narval et, à l’occasion, le morse.

Durant les périodes où la nourriture est moins abondante, l’ours blanc réussit à ralentir son métabolisme. Il fait cela au bout de 7 à 10 jours de jeûne afin de conserver son énergie puis il peut demeurer dans cet état jusqu’à ce que la nourriture redevienne accessible. L’ours agit ainsi lorsque la température est la plus chaude, durant l’été, ou la plus froide, durant l’hiver.

L’ours blanc est un excellent nageur. Une couche de graisse flottante lui permet de rester au chaud dans les eaux glaciales de l’Arctique. Ses puissantes pattes avant sont comme des pagaies tandis que ses pattes arrière traînent derrière et lui tiennent lieu de gouvernail. Il peut nager à une vitesse de 10 km/h sur plus de 200 km sans se reposer. Il est également capable de retenir sa respiration pendant plus d’une minute sous l’eau.

Aire de répartition

Le Canada est l’un des cinq « pays d’ours blanc » aux côtés des États-Unis (Alaska), de la Russie, du Danemark (Groenland) et de la Norvège. Si l’on estime la population d’ours blancs dans le monde à entre 20 000 et 25 000 individus, entre 13 000 et 15 000 vivent au Canada.

On trouve l’ours blanc au Canada depuis la baie James jusqu’à l’île d’Ellesmere au nord et depuis le Labrador jusqu’à la frontière avec l’Alaska. Churchill (Manitoba), sur la côte ouest de la baie d’Hudson, est l’une des trois plus grandes aires de mise bas d’ours blanc dans le monde.

Le territoire d’un ours blanc dépend des périodes de débâcle et d’embâcle des glaces de mer et de la capacité de l’ours à se déplacer sur des floes en quête de nourriture. S’il a accès à de la glace et à des phoques, l’ours blanc n’a pas besoin de parcourir de grandes distances, et son territoire est relativement restreint. Cependant, l’aire de répartition de l’ours peut varier d’environ 500 km2 parcourus en une année à près de 600 000 km2. Une aire de répartition normale couvre entre 100 000 et 150 000 km2.