Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
L'aire de répartition de l'orque comprend les trois océans qui entourent le Canada.

Le saviez-vous ?

L’orque est le deuxième mammifère le plus répandu du monde – derrière l’être humain.

Nom scientifique : Orcinus orca
Poids moyen : 6 500 kg (mâle)
4 500 kg (femelle)
Hauteur moyenne : Jusqu’à 1,8 m (mâle)
moins de 1 m (femelle)
Longueur moyenne : Jusqu’à 9 m (mâle)
jusqu’à 7,7 m (femelle)
Longévité moyenne : 30 ans (peut vivre plus de 50 ans) (mâle)
50 ans (peut vivre plus de 80 ans) (femelle)
Plusieurs orques nagent le long de la côte ouest du Canada.

Sujet

Biologie

Également appelé épaulard, en raison de sa nature de prédateur, c’est le plus grand spécimen de la famille des dauphins facile à reconnaître par le motif caractéristique noir et blanc de sa peau.

Une nageoire dorsale haute se dresse au milieu de son long corps arrondi; chez le mâle, elle a une forme triangulaire alors que, chez la femelle, elle est plus petite et courbée. Chaque orque possède une zone grise appelée « selle » derrière cette nageoire dorsale. Sur le devant de l’animal, la gueule est légèrement en forme de « V » et ses dents peuvent mesurer jusqu’à 5 cm de longueur.

Tout au long de la vie de cet animal, celui-ci accumule des cicatrices naturelles et les scientifiques s’en servent pour identifier les différentes orques dans les nombreuses études consacrées à ce grand mammifère.

Habitat et comportement

Les eaux profondes ne sont pas un véritable problème, car l’orque vit à la fois dans les eaux côtières et les eaux du large, dont la température peut aller de glaciale à tropicale. Il existe plusieurs variétés d’orques : les orques résidentes, qui constituent des troupeaux extrêmement stables dans des communautés distinctes au nord et au sud et qui se nourrissent principalement de poissons; les orques itinérantes, qui forment des groupes plus restreints qui ne cessent de se déplacer et qui préfèrent se nourrir de mammifères; les orques du large, qui sont le groupe le moins bien connu, car on les aperçoit rarement. Quant à ces dernières, on n’en a catalogué jusqu’ici que 250.

À l’instar d’autres baleines à dents (soit l’un des deux types de baleine, l’autre ayant des fanons), l’orque utilise des sons pour repérer ses proies, technique que l’on appelle écholocalisation. Malgré une bonne vue, les eaux troubles empêchent toute espèce de bien voir. L’orque compense ce phénomène en émettant une série de cliquetis qui se répercutent sur les poissons et d’autres objets. Grâce à ce sonar naturel, le mammifère arrive à se faire une image de son environnement, qu’il utilise pour chasser et pour naviguer. L’orque lance également des appels à d’autres orques de son groupe familial ou troupeau; chaque troupeau a son propre dialecte qui est distinct de tous les autres.

Les troupeaux peuvent comporter entre 5 et 50 de ces animaux très sociaux. Sous la direction des femelles, les liens sont très étroits dans les troupeaux – en particulier entre la mère et son ou ses fils.

Aire de répartition

L’orque vit dans les trois océans qui entourent le Canada. Même si l’on a repéré des individus dans la baie d’Hudson et le golfe du Saint-Laurent, il n’est guère courant dans les océans Atlantique et Arctique. On a plus de chances de voir un épaulard canadien au large de la côte du sud de la Colombie-Britannique. On en trouve aussi dans le monde entier, même jusqu’en Antarctique.