Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
La moule zébrée n'est pas une espèce indigène au Canada, mais elle abonde maintenant dans les Grands Lacs et au-delà.

Le saviez-vous ?

En un an, une moule zébrée femelle peut produire de 30 000 œufs à un million d’œufs.

Nom scientifique : Dreissena polymorpha
Longueur moyenne : 2 cm à 4 cm
Longévité moyenne : 2 à 4 years
Femme qui tient un bâton sur lequel sont fixées de nombreuses moules zébrées.

Articles du Canadian Geographic

Learning to live with zebra mussels (en anglais seulement)

(Il faudra cohabiter avec la moule zébrée)
Section Geo-Watch du magazine
Mai - juin 1992

La propagation croissante de la moule zébrée dans les Grands Lacs a fait l’objet de l’article intitulé « Learning to live with zebra mussels », paru dans la section « Geo-watch » du numéro de mai-juin 1992. À cette époque, on enregistrait dans certains secteurs les plus importantes concentrations au monde de cette moule opportuniste.

Décrite dans l’article comme un bivalve opportuniste ayant pour origine la mer Noire, la moule zébrée a été introduite dans les lacs Ontario et Érié au cours des années 1980 à partir des eaux de ballast de navires étrangers. Ce mollusque a trouvé des conditions de vie idéales au Canada et il a récemment atteint le lac Supérieur, le fleuve Saint-Laurent, aussi à l’est que Québec, et même le lac Muskoka, dans la zone de villégiature du sud de l’Ontario.

L’extrémité ouest du lac Érié est décrite dans l’article comme un « tapis » de moules zébrées, car on en dénombrait jusqu’à 350 000 au mètre carré. La concentration habituelle en Europe est de 5 000 au mètre carré. On s’attend cependant à ce que cette population du lac Érié s’amenuise considérablement à mesure que la nourriture disponible se fera rare.

Une étude financée par le gouvernement fédéral et réalisée par des scientifiques de l’Université de Toronto en 1991 a permis d’évaluer les mesures de prévention actuellement utilisées, à savoir le remplacement en pleine mer de l’eau douce présente dans les ballasts par de l’eau de mer afin de retirer ou de tuer les organismes des navires se dirigeant vers la Voie maritime. L’étude a montré que même après le respect de cette vidange volontaire, 33 pour 100 des navires abritaient encore des organismes pouvant vivre dans les Grands Lacs.

Les quelques moyens dont nous disposons pour détruire ces moules sont le rayonnement ultraviolet, des produits chimiques et des organismes pathogènes. Mais comme aucun n’est sécuritaire ou efficace, l’auteur conclut qu’il nous faudra donc apprendre à cohabiter avec elles.

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