Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
Le faucon pèlerin niche au Canada lorsqu'il trouve des lieux de reproduction adéquats.

Le saviez-vous ?

Un faucon pèlerin retourne régulièrement au même lieu de nidification. En Angleterre, par exemple, il existe une aire que des faucons occupent au moins depuis l’an 1243.

Nom scientifique : Falco peregrinus
Poids moyen : 650 g (mâle)
980 g (femelle)
Longueur moyenne : 38 à 50 cm (la femelle est plus grande)
Envergure moyenne : 1 m
Longévité moyenne : 5 ans
Faucon pèlerin dans un moment de repos.

Sujet

Biologie

Le faucon pèlerin peut varier en grosseur et en coloration selon la région. Cependant, comme tous les faucons, il possède de longues ailes aux extrémités pointues ainsi qu’une queue courte et mince garnie de plumes effilées. Le faucon pèlerin d’Amérique du Nord a sensiblement la même taille qu’une corneille, mais la femelle est plus grande que le mâle, comme le veut la norme chez les rapaces. Les fauconniers appellent généralement la femelle « forme » et le mâle « tiercelet ». Le faucon pèlerin a des ailes gris-bleu ardoisé, un ventre de couleur pâle et des stries noires sur les cuisses et sur le bas de la poitrine. Il se distingue notamment par sa tête, blanche et noire avec de grands yeux foncés.

La vue extrêmement perçante du faucon pèlerin constitue pour lui un avantage majeur, car elle lui permet de chasser efficacement à toute heure du jour, même lorsque la luminosité est faible. Le bec recourbé de ce rapace, ses ailes puissantes, ses grandes pattes et ses serres acérées contribuent aussi à ses prouesses de chasseur. Une fois repliées, les ailes rejoignent l’extrémité de la queue.

Le taux de survie des jeunes faucons est bas, mais ceux qui parviennent à l’âge adulte vivent généralement autour de 5 ans, et certains atteignent même 20 ans.

Habitat et comportement

En dehors des périodes de reproduction, le faucon pèlerin est un animal relativement solitaire. Généralement, les aires de faucons sont espacées d’environ cinq kilomètres, et ils les défendent contre les prédateurs et les autres faucons. Le cri du faucon pèlerin diffère d’un sexe à l’autre. Celui du mâle est plus sifflant et aigu que celui de la femelle, qui est assez rauque.

Bâti pour la vitesse, le faucon pèlerin s’avère un redoutable prédateur. Il attaque presque exclusivement les oiseaux, y compris les pigeons, les oiseaux aquatiques, les tétras et les petits oiseaux chanteurs. Il dévore aussi de petits mammifères comme des chauves-souris, des rongeurs et, à l’occasion, des reptiles.

Pour chasser, le faucon pèlerin recherche les perchoirs qui constituent des points d’observation élevés, tels qu’une falaise ou un grand arbre. De là-haut, il peut plonger rapidement en piqué pour attaquer sa proie dans un espace vaste et dégagé. Ce rapace évite donc les régions forestières, auxquelles il préfère, par exemple, les marais, les rivages, les vallées ou la toundra. On a déjà trouvé des aires de faucons pèlerins sur des terrains plats et, plus récemment, au sommet d’édifices en zones urbaines.

Aire de répartition

« Pèlerin » vient d’un mot latin qui signifie « vagabond », une appellation qui convient parfaitement à ce faucon, dont la présence est observée tout autour du globe, sauf en Islande, en Nouvelle-Zélande et dans l’Antarctique. On a répertorié 19 sous-espèces de faucon pèlerin, dont 3 en Amérique du Nord. Au Canada, le faucon pèlerin niche partout où il peut trouver des lieux de reproduction adéquats. Ce vagabond franchit souvent de longues distances entre 2 périodes de reproduction saisonnières et peut parcourir 30 000 kilomètres dans une année.

L’histoire du faucon pèlerin en Amérique du Nord est celle d’une formidable réussite. Après un rapide déclin de sa population au milieu du XXe siècle, le faucon pèlerin a été protégé par la loi. Il a ensuite été élevé en captivité avant d’être réintroduit en milieu naturel. Ses effectifs ont depuis retrouvé un niveau plus acceptable.