Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
L'aire de répartition du coyote est constituée de la majeure partie du Canada, de la zone continentale des États-Unis et s'étend aussi loin au sud que le Costa Rica.

Le saviez-vous ?

Le coyote est si agile que lorsqu’il court, il peut changer de direction en plein milieu d’une foulée, même à une vitesse de 48 km à l’heure.

Nom scientifique : Canis latrans
Poids moyen : 9 kg à 23 kg (mâle)
7 kg à 18 kg (femelle)
Longueur moyenne : 120 cm à 150 cm (queue comprise; la femelle est plus petite que le mâle)
Longévité moyenne : 8 à 10 ans dans la nature; 21 ans en captivité
Coyote qui traverse un champ au Québec.

Sujet

Biologie

La taille du coyote se situe quelque part entre celle du loup et du renard, et l’animal ressemble de près à un petit berger allemand. On le reconnaît à sa queue touffue, son front plat, ses grandes oreilles pointues ainsi qu’à son long museau effilé. Ses yeux jaunes, légèrement en amande, lui donnent un air rusé.

La couleur de sa fourrure, qui est plutôt longue, varie de gris fauve à roux (rouge brunâtre). La gorge, le ventre et l’intérieur des oreilles sont blancs, tandis que les pattes, les pieds, le museau et l’arrière des oreilles vont du brun rougeâtre au jaune. Le pelage épais est bien adapté aux températures froides.

Pour abaisser la température de son corps après une chasse à grande vitesse ou par temps chaud, le coyote halète. À la chasse, ses dents constituent son arme principale, car ses griffes non rétractiles sont généralement trop émoussées par un contact continuel avec le sol pour lui être utiles.

Habitat et comportement

Le coyote, qui vit en général dans les milieux non boisés ou semi-boisés, tels que les prairies, les plaines et le désert, s’est montré capable d’une grande adaptabilité, même lorsque les humains envahissaient son territoire.

Mangeur opportuniste, ce canidé se nourrit d’à peu près n’importe quoi. Il préfère les lapins, les lièvres et les petits rongeurs, mais ne dédaigne pas les insectes, les déchets comestibles, les oiseaux, les œufs, les reptiles, les amphibiens, les crustacés et les fruits sauvages, tels que le bleuet. Il lui arrive même de récupérer les carcasses abandonnées par les loups et de s’attaquer au bétail de même qu’aux animaux de compagnie.

Le coyote de l’ouest de l’Amérique du nord est plus petit que son cousin de l’est Celui-ci a repris la niche du loup gris, presque exterminé, et il a appris à chasser en meute pour attraper de grandes proies, en particulier le cerf de Virginie.

Le coyote, dont le nom latin Canis latrans signifie « chien qui aboie », se distingue surtout par son hurlement, un moyen de communication auquel s’ajoutent le jappement, le grognement et le glapissement. Lorsque plusieurs coyotes se trouvent dans une même région, le hurlement déchirant de l’un déclenche souvent une réponse en chaîne qui peut donner lieu à un véritable concert. Le coyote se fait entendre entre le coucher et le lever du soleil, mais reste silencieux le jour.

Aire de répartition

L’aire de répartition actuelle du coyote couvre la majeure partie du Canada, la zone continentale des États-Unis et s’étend aussi loin au sud que le Costa Rica.

Le coyote est l’un des rares mammifères nord-américains qui a considérablement accru son aire de répartition au cours des 200 dernières années. Originaire de l’ouest, il s’est dispersé vers l’est, atteignant l’Ontario au début du XXe siècle, le Québec dans les années 1940 et les Maritimes dans les années 1970. En 1985, des coyotes ont été vus abordant la côte de Terre-Neuve après avoir traversé l’océan sur la glace, probablement à partir de la Nouvelle-Écosse. L’espèce a atteint le Labrador en 1995, en plus d’étendre son aire de répartition vers le nord, jusque dans la forêt boréale.

Les activités anthropiques, telles que la déforestation, l’élevage de plus en plus intensif de bétail pouvant constituer une proie et l’extermination graduelle du loup gris ont sans doute contribué à l’étonnante expansion de l’aire de répartition du coyote. La disparition du loup, en particulier, s’est avérée utile pour son petit cousin, car elle a eu pour conséquence de diminuer la compétition pour la nourriture.