Retour à la nature - La faune canadienne et l’évolution des mentalités
L'abeille domestique se trouve dans le sud du Canada, aux États-Unis et au Mexique.

Le saviez-vous ?

Pour que l’abeille domestique fabrique à peine un demi-kilo de miel, il lui faut butiner le nectar de plus d’un million de fleurs.

Nom scientifique : Apis mellifera
Longueur moyenne : 18 à 20 mm
Longévité moyenne : 1 à 5 mois pour les ouvrières; jusqu’à 4 ans pour les reines
Gros plan d'une abeille domestique en train de butiner une fleur.

Sujet

Biologie

L’abeille domestique remplit une fonction importante : elle assure la propagation et la survie d’une part importante de la vie végétale sur la planète. Cet insecte est fort bien armé pour cette tâche cruciale, qui consiste à transporter du pollen d’une fleur à une autre.

Sa tête porte une paire d’antennes, deux yeux composés et trois ocelles formant un triangle. L’œil composé est à six facettes et il comporte des milliers d’ommatidies. Malgré cela, on pense que sa vision ne dépasse pas un mètre. L’abeille perçoit également la lumière ultraviolette, étant donné que certaines marques sur les fleurs ne sont visibles que dans ce spectre.

Le corps velu de l’abeille domestique est subdivisé entre le thorax et l’abdomen par une petite « taille ». Elle n’a pas une, mais trois paires de pattes ainsi que deux paires d’ailes munies de minuscules crochets, ou hamuli, qui s’attachent ensemble lorsque l’abeille est en vol. L’abeille domestique porte également un dard portant des barbillons, par opposition au dard lisse du bourdon. Cela signifie qu’elle ne peut l’utiliser qu’une seule fois et qu’elle meurt après.

Il y a trois types d’abeilles domestiques : la reine, qui est la seule femelle reproductrice d’une ruche et dont l’abdomen est plus long et plus mince que celui des autres abeilles; l’ouvrière, qui est la femelle non reproductrice de la ruche; le faux bourdon, qui est le mâle reproducteur. En général, les faux bourdons ont des abdomens plus larges et de plus grands yeux que les autres habitants de la ruche.

Habitat and comportement

Environ 80 pour 100 des angiospermes dépendent de pollinisateurs comme l’abeille domestique pour transporter leur pollen, ce qui déclenche leur fertilisation. Il s’ensuit tout naturellement qu’une abeille domestique sauvage vit dans des régions où il y a une abondance d’angiospermes, comme les prairies, les secteurs boisés ouverts et les jardins. L’abeille ne peut survivre dans les déserts, les milieux humides et les prairies que s’il y a suffisamment d’eau, de nourriture et d’abris. L’abeille domestique a besoin de cavités comme des arbres creux, où elle peut faire son nid.

L’abeille est un animal éminemment social, habitué à travailler en groupe dans la ruche pour produire du miel, de la cire d’abeille, du pollen et de la gelée royale. Il n’y a que le miel excédentaire que les apiculteurs récoltent, et une seule ruche peut en fabriquer plus de 45 kg. La gelée royale est une nourriture puissante, dont on ne sait pas grand-chose. C’est toutefois la seule nourriture que consomme la reine.

Les communications entre abeilles se font essentiellement par des signaux chimiques, que l’on appelle des phérormones. Que l’abeille domestique communique avec un autre individu de son espèce ou qu’elle butine une fleur, la majeure partie de ses perceptions reposent sur l’odorat et le goût. Chaque ruche a sa propre étiquette chimique distincte que peuvent utiliser les abeilles pour se reconnaître l’une l’autre ou détecter les intruses provenant de colonies rivales, qui sont immédiatement jetées dehors. On dit des abeilles qu’elles « dansent » pour avertir les autres lorsqu’elles découvrent une grande quantité de nourriture.

Aire de répartition

L’abeille domestique n’est pas un insecte indigène du Canada. C’est au XVIIe siècle que l’être humain s’est mis à propager l’espèce dans le monde entier en provenance d’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique. Aujourd’hui, on trouve des abeilles domestiques sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.