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Impact sur la biodiversité

Malheureusement, lorsque l'eau est gérée pour satisfaire aux demandes accrues des humains, les besoins de la nature passent au second plan ou sont souvent totalement laissés pour compte.

La pollution et les espèces aquatiques

Le Canada dispose d'abondantes ressources en eau douce, mais beaucoup de ses voies navigables sont touchées par la pollution créée par le développement humain. Des déchets humains et animaux et des substances chimiques sont rejetés dans le milieu naturel à un tel rythme que des voies navigables comme les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent, par exemple, ont de la difficulté à neutraliser la pollution et à maintenir la vie aquatique, autrefois si riche.

La santé des écosystèmes aquatiques et des organismes qui en dépendent est menacée par les rejets de déchets domestiques et industriels, par le ruissellement des terres agricoles et par les barrages qui réduisent l'écoulement naturel des cours d'eau, ce qui a pour effet d'accroître la température de l'eau et d'emprisonner les sédiments.

Dans tout le pays, les contaminants et les changements dans l'environnement ont des répercussions néfastes sur les espèces aquatiques. Les bélugas de la mer de Beaufort présentent des concentrations accrues de mercure. On pense que les substances chimiques qui polluent le Pacifique pourraient influer sur la migration du saumon sockeye dans le Fraser. En Alberta, la truite est menacée par les effets toxiques du sélénium.

Dans les Grands Lacs, l'échec de la reproduction du touladi a été attribué à des composés organohalogénés. La reproduction et les réserves énergétiques des poissons sont altérées en amont de nos usines de pâtes et papiers. Des recherches effectuées par les Presses scientifiques du CNRC ont révélé des tumeurs hépatiques chez des poissons des Grands Lacs, du Saint-Laurent et du port de Vancouver, un signe d'exposition à des hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Les milieux humides

Les milieux humides, qui sont considérés parmi les écosystèmes les plus productifs de la Terre, occupent 14 p. 100 du territoire terrestre du Canada.

Une milieu humide est un terrain qui est imbibé d'eau ou immergé de façon permanente ou temporaire. Selon cette définition, les marais d'eau douce et d'eau salée, les marécages boisés, les bogues, les forêts inondées de façon saisonnière, les fondrières et les tourbières sont tous des milieux humides.

Les milieux humides jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau. Tout d'abord, ils modèrent les régimes d'écoulement des cours d'eau en réduisant l'écoulement de pointe pendant les crues et en maintenant l'écoulement dans les années sèches. En outre, les milieux humides alimentent les nappes souterraines, filtrent et purifient l'eau polluée en plus d'offrir un habitat aux poissons et à d'autres espèces sauvages ainsi qu'aux humains. D'après une étude menée par la Fondation David Suzuki, les écosystèmes des milieux humides et des forêts sont ceux qui offrent les services les plus précieux.

Malheureusement, il semble que les milieux humides soient aussi menacés qu'ils sont précieux. Par le passé, les milieux humides ont été drainés ou remblayés pour créer des terres agricoles. L'expansion agricole est responsable de la perte de 85 p. 100 des milieux humides au Canada. L'urbanisation contribue également à leur disparition. Plus de 80 p. 100 des milieux humides situés près de villes importantes ont été transformés en terres agricoles ou avalés par les villes. Dans le sud de l'Ontario, plus de 70 p. 100 des milieux humides ont disparu, remplacés par des routes, des terres agricoles, des habitations et des industries.

En outre, les milieux humides sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques.

La forêt boréale canadienne

La forêt boréale, qui couvre 60 p. 100 du pays, est plus qu'une forêt. Elle renferme le quart des milieux humides de la Terre, près de 80 millions d'hectares d'eau de surface, plus de 80 p. 100 de l'eau douce de la planète, cinq des 50 cours d'eau les plus importants du monde et le plus grand lac encore non pollué de la planète, le Grand lac de l'Ours. Toutefois, la forêt boréale canadienne est menacée par le développement. Déjà, cet écosystème a perdu du terrain à cause de l'exploitation forestière, de la construction de routes, des activités minières, de l'extraction pétrolière et gazière et, enfin, des aménagements hydroélectriques.

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