Le pacte boréal - Une nouvelle ère de collaboration en forêt boréale

Thème : Les usines qui exploitent la biomasse

Une nouvelle ère d’activités

D’un océan à l’autre, l’industrie forestière canadienne est en train de se tailler une place dans la nouvelle bioéconomie mondiale dont l’une des vedettes est l’énergie propre, renouvelable. Les possibilités offertes par la biomasse sont vastes, et les pays partout dans le monde tentent de transformer leur économie pour lui ménager une place. Les nouvelles technologies et les produits à valeur ajoutée tirés de la biomasse nous aideront à atteindre les objectifs de neutralité carbone fixés dans l’Entente sur la forêt boréale canadienne.

L’importance de la biomasse

La biomasse est constituée de la matière organique des organismes vivants, en l’occurrence des arbres, qui emmagasinent l’énergie du soleil. Considérée comme une source d’énergie renouvelable, biomasse s’entend de la matière biologique issue du bois, des sous-produits du bois, des gaz d’enfouissement, des carburants à base d’alcool et des végétaux cultivés expressément pour générer de l’électricité ou de la chaleur. Si elle est brûlée efficacement, la biomasse n’occasionne aucune émission nette de dioxyde de carbone, car les arbres en se développant absorbent une quantité de dioxyde de carbone équivalente à celle rejetée par les usines. Il est également possible de convertir la biomasse en énergie sans la brûler. Enfin, on peut la transformer en liquide pour fabriquer divers produits allant de la nourriture à l’énergie en passant par les matériaux de construction, les médicaments, les produits chimiques et plus encore.

La biomasse et l’industrie forestière

L’industrie des produits forestiers commence à adopter de nouvelles technologies associées à la biomasse. En effet, partout au pays des usines exploitent son potentiel énergétique à des fins de fonctionnement.

Les possibilités écologiques et économiques de la biomasse ne s’arrêtent pas à la production d’une énergie plus propre. Des scientifiques de l’industrie mettent actuellement au point de nouvelles technologies pour transformer la fibre ligneuse en biocombustibles capables de chauffer les maisons et de faire fonctionner les véhicules, en produits biochimiques pouvant servir à fabriquer des cosmétiques, des solvants, des additifs alimentaires et des plastiques renouvelables, et en biomatériaux, tels que le papier « intelligent » et les produits en bois reconstitué.

Selon le Projet de la voie biotechnologique, étude commandée par l’APFC, l’intégration des bioproduits aux produits traditionnels des usines procurerait un avantage économique important. L’étude mentionne que l’industrie du bois d’œuvre constitue la clé de la compétitivité mondiale pour les secteurs forestiers traditionnels et nouveaux, tandis que l’industrie des pâtes et papiers a plutôt intérêt à intégrer les bioproduits dans les usines traditionnelles. L’intégration permet également de créer cinq fois plus d’emplois que les bioactivités autonomes.

Pour plus d’information, visitez

L’avenir de la foresterie, Biomasse : Qu’est-ce que la biomasse?
Canadian Geographic, War for the woods (en anglais seulement)

Photos

Les chaudières de récupération de pâte kraft pourraient produire une importante quantité d’énergie électrique verte pour le réseau électrique. © Association des produits forestiers du Canada
Les chaudières de récupération de pâte kraft pourraient produire une importante quantité d’énergie électrique verte pour le réseau électrique.
© Association des produits forestiers du Canada