Le pacte boréal - Une nouvelle ère de collaboration en forêt boréale

Au sujet de la carte

Le nouveau visage de la foresterie

Le Canada est le troisième pays forestier de la planète après la Russie et le Brésil, et le premier exportateur mondial de produits forestiers. Riches en ressources naturelles et en biodiversité, les forêts canadiennes constituent le pilier de notre économie rurale.

La forêt boréale, qui représente environ les trois quarts de la couverture forestière au Canada, abrite plus de la moitié des plantes, des animaux et des micro-organismes du pays. Ce vaste territoire au rôle essentiel, dont les précieuses ressources demeurent largement inexploitées, a été au cœur de conflits qui ont opposé les gouvernements, les Premières Nations, les collectivités qui en dépendent, les organismes environnementaux et les entreprises forestières, pour n’en nommer que quelques-uns.

Conclue dans le sillage de l’Année internationale de la biodiversité 2010 proclamée par les Nations Unies et dans le but d’apaiser les inquiétudes environnementales et commerciales accrues que suscitait l’état de la forêt boréale du Canada, l’Entente sur la forêt boréale canadienne marque une nouvelle ère de la foresterie durable au Canada. Signé le 18 mai 2010, cet accord historique ouvre la voie à la collaboration de neuf organismes environnementaux et de 21 entreprises forestières, toutes membres de l’Association des produits forestiers du Canada et détentrices de permis pour exploiter plus de 72 millions d’hectares de terres publiques.

Il incombe aux signataires de travailler de concert dans la forêt boréale, aux côtés des gouvernements et des Premières Nations, en tenant compte à la fois de l’environnement et de l’économie. Le défi consiste à concilier des impératifs sociaux, économiques et environnementaux parfois conflictuels de façon à saisir les nouvelles possibilités économiques créées par la demande de produits forestiers d’une grande qualité environnementale. Les signataires de l’Entente sur la forêt boréale canadienne se sont engagés à conjuguer leurs efforts sur les marchés et sur le terrain pour aider les gouvernements à obtenir une industrie forestière plus forte et plus concurrentielle ainsi qu’une forêt boréale mieux protégée et mieux aménagée.

Voici les six principaux objectifs énoncés dans l’Entente de 66 pages :

  • adopter des pratiques d’aménagement forestier durable d’avant-garde dans la forêt boréale,
  • établir un réseau d’aires protégées représentatives de la diversité des écosystèmes de la forêt boréale,
  • rétablir les espèces en péril dans la forêt boréale, notamment le caribou des bois,
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre,
  • améliorer la prospérité du secteur forestier et des collectivités qui en dépendent,
  • obtenir un accueil favorable de l’Entente et de sa mise en œuvre de la part des clients, des investisseurs et des consommateurs.

L’Entente sert de feuille de route pour une période de trois ans, du 1er avril 2009 au 31 mars 2012, et comporte une possibilité de prolongation. Elle prévoit la production de vérifications indépendantes pour assurer le respect des engagements pris par les signataires.

Pour saluer cet accord historique, le Canadian Geographic et l’Association des produits forestiers du Canada présentent une carte interactive en ligne. Cette carte vous aidera à apprécier l’étendue de la couverture forestière et de la forêt boréale du Canada et à comprendre certains des objectifs de l’Entente, notamment la protection des espèces en péril comme le caribou des bois, et la transformation de l’industrie forestière dans tout le pays.

Pour plus d’information, visitez

L’avenir de la foresterie, Entente sur la forêt boréale canadienne: Signataires
Canadian Geographic, War for the woods (en anglais seulement)