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Watersheds

Utilisations par prélèvements


Les utilisations comportant le prélèvement d’eau à court terme ou « partiellement consommatrices » consomment une partie de l’eau qui est prélevée et retournent à la source de l’eau le reste, souvent dans un état modifié ou dégradé. Le volume d’eau utilisée est calculé à partir des quantités prélevées et rejetées. La quantité prélevée est la quantité prise pour l’utilisation considérée, tandis que la quantité rejetée est la quantité d’eau qui est retournée à la source de l’eau, ordinairement près de la prise d’eau. La différence entre ces deux quantités représente la quantité consommée – la portion de l’eau prélevée qui est retirée de façon permanente de son milieu d’origine. Lorsque l’eau prélevée est réutilisée de manière répétée, une pratique de plus en plus courante dans l’industrie, le rendement d’utilisation de l’eau est mesuré en comparant la quantité brute d’eau, ou la quantité totale utilisée par le procédé considéré, et la quantité recyclée. Comme la quantité brute utilisée peut facilement être beaucoup plus élevée que la quantité prélevée, la différence entre les deux représente la quantité recyclée et définit le taux de recyclage.

Les principales utilisations partiellement consommatrices, comportant le prélèvement d’eau, sont décrites ci-après.

  1. L’irrigation et l’agriculture sont les utilisations qui consomment le plus d’eau. La quantité d’eau requise pour les cultures varie d’une année à l’autre en fonction principalement de la quantité de neige tombée au cours de l’hiver – déterminant le ruissellement printanier – et de la pluviosité locale. Les conditions météorologiques et l’humidité du sol au cours de la saison de croissance sont également des facteurs. Au Canada, les régions arides, en particulier celles des Prairies et de l’intérieur de la Colombie-Britannique, sont plus sujettes à des sécheresses prolongées. C’est là, plus particulièrement dans le Sud de l’Alberta, que l’on trouve la majeure partie des terres agricoles irriguées au Canada. Les irrigants collaborent avec l’industrie, les gouvernements et les chercheurs en vue d’employer les moyens les plus efficaces de stocker, de transporter et de distribuer l’eau dans les champs. L’abandon des systèmes gravitaires pour des systèmes par aspersion plus efficaces, l’installation de compteurs pour mesurer l’utilisation de l’eau et la reconversion des terres salines en terres arides sont des moyens d’économiser l’eau utilisée pour l’irrigation. L’irrigation peut avoir des effets favorables sur l’environnement, comme accroître les habitats du poisson, améliorer les possibilités récréatives et augmenter les zones de broussailles et de mauvaises herbes qui fournissent un abri à la faune et des habitats pour la nidification. L’irrigation peut également avoir des conséquences négatives pour l’environnement, par exemple l’inondation d’habitats forestiers et riverains pour la construction de réservoirs, l’accumulation de sédiments derrière les réservoirs et le risque de contamination d’eau souterraine et de cours d’eau en raison de l’utilisation accrue de pesticides.
  2. La production d’énergie thermique, tant par les centrales classiques que par les centrales nucléaires, est responsable de plus de 60 pour 100 de la quantité totale d’eau prélevée annuellement au Canada. Une partie de cette eau est transformée en vapeur qui entraîne un alternateur pour la production d’électricité. La majeure partie de l’eau, toutefois, sert à transférer la chaleur du cœur du réacteur aux turbines à vapeur et à évacuer l’excès de chaleur du circuit de la vapeur. Une centrale nucléaire ou une centrale au charbon située près d’une importante source d’eau, comme un lac, une rivière ou un océan, peut combler ses besoins de refroidissement en faisant circuler l’eau dans ses installations pour la rejeter à une température légèrement plus élevée. Malgré l’évaporation d’une certaine quantité d’eau pendant son refroidissement en aval, la quantité consommée est relativement faible. Les centrales qui n’ont pas accès à d’importantes sources d’eau évacuent l’excès de chaleur à l’aide de systèmes de recirculation mettant en application le phénomène physique de l’évaporation, ordinairement en utilisant une tour de refroidissement, pour faire passer la chaleur de l’eau à l’air.
  3. Les utilisations municipales de l’eau au Canada sont maximales dans les régions situées à moins de 300 kilomètres de la frontière avec les États-Unis, qui sont les plus densément peuplées. Environ 30 pour 100 de l’eau des municipalités sert à des fins industrielles et commerciales, tandis qu’environ 55 pour 100 est utilisée dans les habitations. Dans celles-ci, les douches et les bains en utilisent le plus; suivent les toilettes, la lessive, la cuisine, l’abreuvement et le nettoyage. En moyenne, chaque Canadien utilise à peu près 330 litres d’eau par jour, ce qui place le Canada à l’avant-dernier rang des pays développés semblables pour les efforts de conservation de l’eau. L’eau municipale sert également à nettoyer les rues, à éteindre les incendies, à remplir les piscines publiques et à entretenir les pelouses ornementales, les jardins et les terrains de golf. Elle est prélevée dans des cours d’eau, des lacs et des aquifères souterrains, puis passe par une station de purification pour en retirer les substances chimiques, les matières et les contaminants biologiques indésirables. Les municipalités s’efforcent d’appliquer des normes sévères de qualité pour l’eau à usage domestique. L’eau de nos toilettes et caniveaux est recueillie et acheminée à une installation de traitement des eaux usées pour en retirer les contaminants et produire un déchet liquide (effluent) et un déchet solide (boue) dont le rejet dans le milieu naturel est acceptable. Malheureusement, les matières rejetées peuvent avoir été accidentellement contaminées par des substances toxiques et inorganiques.
  4. Les secteurs de l’industrie et de la fabrication représentent environ 16 pour 100 de l’utilisation de l’eau douce. Les producteurs de métaux, de produits de bois et de papier, de produits chimiques, d’essence, d’huiles, de cosmétiques, d’aliments, d’automobiles, de jouets et de gadgets ménagers utilisent l’eau pour le lavage, la dilution, le refroidissement, la fabrication, la transformation et le transport. Des milliers de litres d’eau sont nécessaire pour fabriquer les plastiques, les tissus, le verre et même les ordinateurs.
  5. Les activités minières, incluant les mines de charbon, de métaux et de minerais non métalliques, consomment également de l’eau. L’eau sert à séparer le minerai du roc, à refroidir les foreuses, à laver le minerai au cours de la production et à évacuer les résidus. L’eau est parfois utilisée pour la production de l’électricité nécessaire au concassage du minerai ainsi que pour le traitement sur place, la fonte et d’autres opérations d’amélioration des propriétés des matières extraites. La plupart des exploitations minières recyclent d’énormes quantités d’eau. Les mines abandonnées qui libèrent une eau contaminée dans le milieu environnant peuvent représenter une menace importante pour les humains, les animaux et les plantes dans la région qui dépendent de sources d’eau douce en aval.

 
 

Synopsis

À l’aide de deux diagrammes, l’un à secteurs et l’autre illustré, ce document montre les cycles de l’eau de la ville de Toronto : celui de l’eau potable et celui des eaux usées.
















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