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Watersheds

Utilisations des prélèvements permanents


Des utilisations comportent le prélèvement d’eau pour une période prolongée, ou de façon permanente. Elles retirent l’eau de sa source – et du cycle hydrologique – pour de longues périodes de temps ou la dégradent en lui conférant une telle toxicité qu’elle ne peut être rendue apte à être consommée par les humains, les animaux ou les plantes dans un avenir prévisible.

Des exemples importants de ces utilisations sont présentés ci-dessous.

  1. Les exploitants des sables bitumineux du Canada sont d’importants utilisateurs d’eau qui est prélevée de façon permanente. Situés dans le Nord-Est de l’Alberta, les sables bitumineux, aussi appelés « sables pétrolifères de l’Athabasca », sont d’immenses gisements de bitume, ou de pétrole brut lourd, mêlé à du sable siliceux, à des minerais argileux et à de l’eau. D’énormes quantités d’eau et de gaz naturel sont nécessaires pour extraire le bitume du mélange argileux et produire un pétrole brut utilisable. Il faut entre 2 et 4,5 mètres cubes d’eau pour produire un mètre cube de pétrole brut synthétique. Une partie de l’eau est recyclée, mais une autre partie est évacuée et stockée dans d’immenses étangs, appelés « bassins de résidus ». Les particules solides s’y déposent au fond. Le mélange d’eau et de particules solides contenu dans les bassins de résidus est toutefois souvent très toxique. En 2008, des centaines de canards sont morts après s’être posés sur un bassin qu’ils croyaient être un étang ordinaire dans la région des sables bitumineux de l’Alberta. Bien que les bassins empêchent que les particules toxiques soient transportées par le vent, l’eau qui s’y trouve est devenue inutilisable du point de vue du cycle hydrologique.
  2. L’injection en aquifère profond représente une autre utilisation à long terme de l’eau. Des chercheurs mènent actuellement des études sur l’emmagasinement de gaz naturel, d’énergie et de dioxyde de carbone dans des réservoirs souterrains tels que des aquifères salins profonds. Les substances injectées resteraient isolées de l’atmosphère pour de longues périodes de temps. L’eau dans ces aquifères, toutefois, ne serait plus disponible pour utilisation par les humains ou par la nature dans le cadre du cycle hydrologique.

 
 

Synopsis

Ce document décrit les bassins de résidus et leur fonctionnement. Les descriptions sont complétées par un commentaire audio, des diagrammes et des illustrations couleur.















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Pollution de l’eau


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Quelle est la surface couverte par les bassins de résidus au Canada, en 2010 ?

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