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Watershed awareness

Milieu urbain: Les Canadiens passent à l’action


Les villes abritent quelque 80 p. 100 de la population canadienne, et environ deux personnes sur trois vivent dans un bassin hydrographique fortement ou très urbain. Entre 1966 et 2001, la proportion de zones bâties au pays a bondi d’à peu près 123 p. 100.

L’urbanisation entraîne une modification spectaculaire de l’hydrologie des paysages naturels, et les principaux problèmes liés aux bassins hydrographiques sont donc l’utilisation de l’eau, le traitement de l’eau après son utilisation et la gestion des eaux pluviales par les villes et les collectivités.

Il y a cent ans, de nombreuses villes ont transformé leurs cours d’eau en égouts qui, comme on pouvait s’y attendre, sont devenus des vecteurs de maladie aux émanations nauséabondes. On a fini par les recouvrir, les ensevelissant à mesure que le sol se couvrait d’asphalte. Il n’en reste pas moins que même les habitants d’immeubles en copropriété, aussi urbains soient-ils, vivent dans un bassin hydrographique. Il importe que les Canadiens ne perdent pas ce fait de vue, même s’ils ont perdu de vue, au sens littéral, les éléments naturels de leurs bassins.

L’exploration des « cours d’eau disparus » dans la jungle urbaine est à la mode dans les grandes villes canadiennes. Ses initiateurs veulent reconnecter les citadins avec leurs bassins hydrographiques en leur faisant prendre conscience des ruisseaux et des cours d’eau négligés sur lesquels ils déambulent. Dans cette optique, le Montréalais Andrew Emond cartographie les cours d’eau disparus sous sa ville (www.undermontreal.com), et, à Toronto, Helen Mills a fondé À la découverte des cours d’eau disparus (www.LostRivers.ca), qui organise des promenades dans la ville et fournit des cartes en ligne.

En dernier ressort, de telles initiatives sensibilisent la population aux ressources des bassins hydrographiques urbains. Nombre de villes prennent maintenant des mesures pour « exhumer » leurs cours d’eau, les découvrant et leur permettant de couler à ciel ouvert. En conséquence, les grands plans d’eau reçoivent moins d’eaux de ruissellement toxiques tandis que les populations de poissons et la biodiversité aquatique locales s’en portent mieux.

Le ruisseau Mud, un affluent de la rivière Don, à Toronto, fournit un bel exemple d’« exhumation ». Depuis que l’Evergreen Brick Works l’a ramené au jour, ses étangs filtrent les eaux pluviales urbaines avant que celles-ci n’atteignent la rivière. Le ruisseau Guichon, sur le campus Burnaby de l’Institut de technologie de la Colombie-Britannique, constitue un autre exemple de rétablissement de cours d’eau urbain. Il y a quarante ans, le ruisseau se déversait dans un drain souterrain, mais grâce au travail d’étudiants et de membres du personnel qui participent au programme Poissons, Faune et Loisirs, une bonne partie des abords et de l’habitat aquatique du Guichon a été remise en valeur. L’« exhumation » de la portion restante, qui se jette dans un caniveau souterrain, est en cours.

Les propriétaires de maisons individuelles peuvent également soulager considérablement les ressources en eau, les infrastructures municipales et les bassins hydrographiques en récupérant l’eau de pluie qui ruisselle sur les toits et s’écoule dans les tuyaux de descente. Ils évitent ainsi que cette eau se charge de polluants en surface, s’écoule, non traitée, dans les plans d’eau de la municipalité ou s’accumule et gagne assez de vitesse pour détruire des éléments de l’habitat aquatique des cours d’eau environnants.

Les changements climatiques ont rendu cette mesure de récupération encore plus importante, car les tempêtes violentes déferlent dans les centres urbains plus souvent qu’auparavant. Bon nombre de villes canadiennes vendent des citernes pluviales à un prix subventionné, et les gens sont de plus en plus sensibilisés aux options écologiques de jardinage et d’aménagement paysager qui augmentent la perméabilité du sol de leur propriété.

Synopsis

Ce document permet à l’usager d’en apprendre davantage sur la consommation quotidienne du citoyen canadien ordinaire et sur les moyens à prendre pour la réduire. Un diagramme animé vient compléter ces explications.



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