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Watershed awareness

Problèmes de bassins hydrographiques en milieu urbain


Entre 1971 et 2001, la population urbaine du Canada a atteint huit millions d’habitants et l’urbanisation a avalé plus de 15 000 kilomètres carrés de terre. La transformation de l’habitat naturel en surfaces imperméables, telles que l’asphalte et le béton, a créé des problèmes d’eau et d’égouts sans précédent tant pour les municipalités que pour les systèmes naturels d’eau douce.

En 2001, un tiers des Canadiens vivaient dans six bassins hydrographiques fortement urbains qui n’occupent que 2,9 p. 100 de la surface terrestre du pays. La population des bassins fortement urbains s’est accrue de 45 p. 100 entre 1981 et 2001. Juste en Ontario, plus de six millions de personnes occupent un seul bassin hydrographique. Bref, la population et les méthodes d’utilisation des terres en milieu urbain exercent une énorme pression sur les bassins, et les villes en ressentent les effets. En 2004, dans le cadre d’une enquête, environ un quart des municipalités canadiennes ont signalé des pénuries d’eau.

À mesure que les populations urbaines croissent, la demande en eau s’accentue d’autant, et il faut adapter les égouts et les stations de traitement des eaux en conséquence. La quantité d’eaux usées qui est évacuée augmente, entraînant une désoxygénation de l’eau, l’eutrophisation, l’interdiction de consommer des poissons, des mollusques et des crustacés ainsi que la fermeture de plages. La majeure partie des effluents qui aboutissent dans les eaux canadiennes sont des effluents d’eaux usées municipales qui charrient un cocktail de déchets humains, de solides en suspension, de débris et de produits chimiques d’origine résidentielle, commerciale et industrielle.

Les eaux pluviales posent un autre problème dans les centres urbains. Elles ruissellent généralement sur les surfaces étanches, telles que les toits et les routes, avant de s’écouler tout droit dans des collecteurs qui se déversent directement dans le lac ou le cours d’eau le plus proche. Le problème est double. D’une part, dès que les eaux pluviales touchent une surface urbaine, comme une allée de garage ou une autoroute, elles ramassent les polluants présents dans nos villes – phosphore utilisé dans les engrais pour pelouses et jardins, métaux lourds, BPC et huile à moteur, pour n’en nommer que quelques-uns – et se déversent ensuite, non traitées, dans le bassin hydrographique. D’autre part, les eaux pluviales qui s’accumulent dans les collecteurs finissent par atteindre une telle vitesse qu’elles peuvent détruire les habitats aquatiques où elles se déversent.

Synopsis

Ce document renseigne l’usager sur les eaux de ruissellement apportées par une tempête et leurs dangers pour l’environnement et les plans d’eau. Une série de vignettes animées explique les moyens de minimiser la contamination de ceux-ci et les autres problèmes qu’elles suscitent



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