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Rivers of Canada

Fleuve Saint-Laurent (Plaines de forêts mixtes)


Source : le lac Ontario
Embouchure : le golfe du Saint-Laurent
Direction du débit : nord-est
Longueur : 1 197 kilomètres (3 058 kilomètres jusqu’à l’extrémité supérieure de la rivière St. Louis, Minnesota)
Origine du nom : Le Jour de Saint Laurent en 1535, l’explorateur Jacques Cartier a donné le nom du saint à une baie située à l’embouchure de la rivière; au début des années 1600, il a été adopté pour toute la rivière.
Nom Mohawk : Kaniatarowanenneh, signifiant « grande voie navigable »

Alimenté par le lac Ontario, le « grand fleuve » canadien irrigue environ un million de kilomètres carrés. Le Saint-Laurent est encadré par les hautes-terres Laurentiennes au nord et les Appalaches au sud. Il commence sous forme de voie navigable d’eau douce un peu à l’est de Kingston (Ontario) et forme la frontière avec les États-Unis à Cornwall (Ontario). Il s’élargit ensuite en plusieurs lacs en se dirigeant vers Montréal.

De Trois-Rivières à Québec, le débit d’eau douce est inversé à cause des marées. Le lit fluvial s’abaisse nettement à l’embouchure du fleuve Saguenay, où l’eau douce se mélange à l’eau salée froide de l’Arctique. Dans son estuaire, le Saint-Laurent double de largeur pour atteindre plus de 100 kilomètres avant de se déverser dans le golfe du Saint-Laurent.

Vie fluviale
C’est un impressionnant spectacle aviaire : chaque printemps et chaque automne, plus de 750 000 grandes oies blanches s’arrêtent dans le marais côtier de la réserve nationale de faune de Cap Tourmente, sur la rive Nord du Saint-Laurent. Les oies constituent des réserves pour le voyage de 3 000 kilomètres vers leurs principaux lieux de reproduction sur les Îles Baffin et Bylot, ou pour le voyage de retour de 900 kilomètres afin de retourner à leurs aires d’hivernage le long du port d’embarquement Est des États-Unis. Lorsqu’elles ont fini de s’alimenter avec les rhizomes (racines) de massettes pendant la migration d’automne, elles laissent le marais côtier de Cap Tourmente complètement dénudé.

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Les oies qui s’arrêtent le long du fleuve Saint-Laurent font partie de la seule population de cette sous-espèce au monde. Jacques Cartier, Samuel de Champlain et les Jésuites ont tous écrit au sujet des grands troupeaux de Cap Tourmente dans leurs comptes rendus de voyages. Au début du 20e siècle, les grandes oies blanches étaient menacées d’extinction. Aujourd’hui, il y en a plus de 800 000, notamment grâce à l’établissement de sanctuaires pour la faune et à l’application de restrictions pour la chasse.

Legs culturel
Le Saint-Laurent est au cœur des principaux projets de développement du début de l’histoire canadienne. Lorsque Jacques Cartier explora d’abord le fleuve en 1535, les Iroquois étaient déjà installés dans des collectivités à Stadacona (Québec) et à Hochelaga (Montréal). Ce lieu était appelé Rivière du Canada jusqu’au début des années 1600. À titre de trajet principal vers l’intérieur du continent à partir de l’Europe, le Saint-Laurent fut utilisé par des explorateurs et commerçants français pour établir un empire colonial. À la moitié du 18e siècle, la plupart des terres entourant le fleuve entre Montréal et Québec étaient divisées selon les longues et étroites fermes du système seigneurial.

Le puissant fleuve a servi de route commerciale, premièrement pour le commerce des fourrures et plus tard pour celui du bois. Avec l’achèvement de la voie maritime du Saint-Laurent – un système d’écluses, de canaux et de voies reliant les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent à l’océan Atlantique – en 1959, le fleuve est devenu l’un des corridors de transport et des couloirs industriels les plus importants au monde.

État actuel
Durant des siècles, le fleuve Saint-Laurent a été intensivement exploité. Au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, ses rives étaient largement urbanisées entre Montréal et Québec, et ses eaux, très polluées. En 1970, le gouvernement canadien a mené sa première étude sur la qualité de l’eau du Saint-Laurent. Les efforts de conservation menés pour protéger cette voie navigable n’ont été déployés qu’au cours des 30dernières années. Certaines des grandes sources de pollution sont les égouts municipaux et les effluents industriels.

Un récent rapport publié par le Plan d’action Saint-Laurent, une initiative Canada-Québec, montre que la rivière est maintenant plus saine qu’au cours de la deuxième moitié du 20e siècle. Les concentrations de contaminants toxiques ont diminué et certaines populations animales comme le fou de Bassan, sur le point de disparaître au cours des années 60, se sont rétablies. Dans certains secteurs, l’eau est suffisamment sûre pour la natation et les poissons d’eau douce sont généralement propres à la consommation. Mais les contaminants emprisonnés dans les sédiments menacent encore le Saint-Laurent. La population de bélugas est encore en danger, bien qu’elle se soit stabilisée ces dernières années. De plus, la biodiversité du fleuve demeure touchée par la perte d’habitat et d’autres perturbations humaines, ainsi que par l’invasion des espèces étrangères.

Synopsis

Thème des rivières et fleuves: Le fleuve Saint-Laurent, état actuel En utilisant les boutons qui se trouvent au bas de la carte de la région des Mille-Îles du fleuve Saint Laurent, on peut obtenir différents degrés de grossissement et se déplacer dans la carte. En cliquant et en maintenant le bouton de la souris enfoncé dans le cadre rouge à l’intérieur du grand carré rouge situé dans le coin inférieur droit de l’image, on peut déplacer la loupe partout dans la région représentée.





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