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Rivers of Canada

Rivière Saint-Jean (région de l’Atlantique)


Source : nord du Maine
Embouchure : baie de Fundy à Saint John (Nouveau-Brunswick)
Direction du débit : sud-est
Longueur : 673 kilomètres
Origine du nom : nommé par Samuel de Champlain et Pierre Du Gua de Monts, le 24 juin 1604, jour de célébration de la Saint-Jean-Baptiste
Nom malécite : Wolastoq, signifiant « bonne rivière » ou « belle rivière »

La rivière Saint-Jean, la plus grande dans les provinces de l’Atlantique, commence sous forme de rivière sauvage traversant les forêts du Nord du Maine. Elle marque la frontière entre le Maine, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Dans le Nord-Ouest de cette province, elle traverse docilement des terres agricoles, puis s’engouffre dans des gorges profondes où elle est exploitée par des barrages hydroélectriques. Près de Fredericton, elle est large et tranquille lorsqu’elle pénètre dans son estuaire d’îles, de marais et de pâturages. À la ville de Saint John, la rivière arrête son voyage dans un témoignage impressionnant de la force de la nature : les marées de la baie de Fundy obligent la rivière à inverser son débit deux fois par jour dans une étroite gorge rocheuse, phénomène appelé « chutes réversibles ».

Vie fluviale
La pédiculaire de Furbish est une plante très particulière. Le seul endroit au monde où elle pousse est un ensemble de lieux choisis le long des berges du cours supérieur de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick et au Maine. Au Nouveau-Brunswick, on en trouve à cinq emplacements, tous situés entre Grand Falls et Perth-Andover. La pédiculaire de Furbish, une herbe vivace avec de petites fleurs jaunes semblables à des gueules-de-loups, est protégée par la Loi sur les espèces en péril.

La pédiculaire de Furbish tend à fleurir sur des rives instables semi-ombragées, sujettes à l’érosion par l’inondation et l’affouillement glaciaire. Ces perturbations naturelles retirent périodiquement la végétation concurrente du rivage, permettant ainsi à la pédiculaire de croître. Au cours des 50 dernières années, une bonne partie de l’habitat de la plante a été détruit. Étant donné que la plupart des pédiculaires se trouvent sur des propriétés privées, la protection de cette flore rare passe nécessairement par les propriétaires fonciers.

Legs culturel
Les Malécites furent les premiers habitants de la vallée de la rivière Saint-Jean et parmi les premiers Autochtones à établir des liens commerciaux avec les Français au 17e siècle. Samuel de Champlain explora l’embouchure de la rivière en 1604. Fort La Tour, la première colonie européenne sur la rivière, a été construite à l’emplacement de l’actuelle Saint John en 1632. Des localités acadiennes parsemaient le cours inférieur de la rivière Saint-Jean au cours des 17e et 18e siècles, avant de passer sous le contrôle anglais en 1759.

La vallée de la Saint-Jean a fourni un refuge aux Loyalistes fuyant la Guerre de l’Indépendance américaine des années 1780, forçant les Acadiens à s’installer plus au nord, vers les extrémités supérieures de la rivière dans la région de Madawaska. Au début du 19e siècle, l’industrie du bois d’œuvre s’est développée; des billots étaient acheminés en aval à partir du Nord du Nouveau-Brunswick jusqu’au port prospère de Saint John. La foresterie est encore un élément clef de l’économie de la vallée de la Saint-Jean, tout comme l’agriculture et l’énergie hydroélectrique. Bordée par la route transcanadienne, la rivière demeure un lien important dans tout le Nouveau-Brunswick.

État actuel
Les eaux de ruissellement provenant de la plus grande région agricole du Nouveau-Brunswick, les déchets municipaux et les effluents de cinq usines de pâte et de papier, de même que de plusieurs grandes usines de transformation des aliments, pénètrent dans la rivière Saint-Jean à mesure que celle-ci serpente au cœur de la province jusqu’à la baie de Fundy. Cinq grands barrages hydroélectriques exploitent son énergie. L’Institut des rivières du Canada enquête sur les effets cumulatifs de ces sources de pollution sur les populations de poissons de la rivière depuis 1999. Même si la rivière est en meilleur état qu’au cours des années 60, l’étude a montré que les poissons sont largement touchés par les activités agricoles et les usines de transformation des aliments.

L’embouchure de la rivière est particulièrement préoccupante. Elle accueille la plus forte population urbaine du Nouveau-Brunswick. À peu près la moitié des déchets municipaux et des égouts de Saint John sont encore déversés sans traitement préalable dans le port. Le port est aussi pollué par la plus grande raffinerie de pétrole au Canada, des usines thermiques et la navigation, situation compliquée par les marées de la baie de Fundy et par l’inversion du débit à l’embouchure de la rivière.

Synopsis

La pédiculaire du Furbish Cette animation vous propose une visite auto-guidée. Elle vous présente des photos de la pédiculaire de Furbish et de son habitat exceptionnel que vous pouvez explorer en zoomant sur un détail et en faisant glisser le curseur dans le panneau de visualisation. Une carte montre les endroits où vous pouvez trouver la plante, tandis que deux graphiques illustrent les menaces créées par les humains, comme le développement commercial et les activités de loisirs.



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