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Innovations


Plusieurs inventions et innovations canadiennes ont transformé l’industrie ferroviaire canadienne depuis plus d’un siècle.

L’invention du fuseau horaire est peut-être l’exemple le plus remarquable de l’innovation canadienne dans le domaine ferroviaire. En 1879, sir Sandford Fleming propose de diviser la Terre en zones séparées par les méridiens et d’attribuer à chacune une heure qui serait un écart par rapport au temps moyen de Greenwich. Les compagnies ferroviaires commencent à utiliser les « zones horaires » de Fleming dans les années 1880 afin de normaliser les horaires. Le temps universel est adopté en 1884 à une conférence internationale tenue à Washington (D.C.). (Sir Sandford Fleming compte parmi ses nombreuses autres réalisations le dessin du premier timbre-poste du Canada et la planification du tracé du chemin de fer Canadien Pacifique à travers le Canada.)

La voiture-lit (Samuel Sharp, 1857), le chasse-neige rotatif (J. E. Elliott, 1869), la barrière automatique de passage à niveau (Fred W. Watson, 1881) et le frein de wagon (George B. Dorey, 1913) sont d’autres inventions canadiennes faites dans les premiers temps du chemin de fer.

Peu d’innovations ont toutefois changé le monde aussi profondément que la création, en 1955, du système entièrement intermodal de transport des marchandises en conteneurs.

L’idée de placer les marchandises dans des boîtes sur les bateaux est antérieure aux chemins de fer; les bateaux transportant le charbon sur les canaux anglais sont parmi les premiers à l’avoir utilisée. De même, l’idée de transporter des remorques de camion sur des wagons plats — ce que les cheminots appellent « le ferroutage » — est antérieure à la Seconde Guerre mondiale. (En 1952, le Canadien Pacifique a été la première entreprise ferroviaire en Amérique du Nord à offrir le service de ferroutage.)

Ce n’est toutefois qu’en 1955, quand des marchandises en conteneurs commencent à être transportées sur le petit chemin de fer de la White Pass & Yukon Route (WP&YR) entre Vancouver et Whitehorse (Yukon ), que voit le jour le premier vrai système intermodal de transport des marchandises en conteneurs — un système permettant de transférer les conteneurs entre navires, wagons et camions conçus spécialement.

Le Clifford J. Rodgers, construit à Montréal, est le tout premier navire porte-conteneurs à voir le jour. Il appartient à la WP&YR et transporte 600 conteneurs lors de son premier voyage de North Vancouver (C.-B.) à Skagway (Alaska) en novembre 1955. À Skagway, les conteneurs seront chargés sur des wagons spécialement conçus pour le trajet de 178 kilomètres jusqu’à Whitehorse où ils seront transférés sur des camions pour la livraison finale.

Dans les années qui suivent, plusieurs autres systèmes de transport intermodal voient le jour. La WP&YR exploite son service de transport de conteneurs pendant des décennies, mais elle doit retirer son équipement quand ses conteneurs s’avèrent incompatibles avec ceux de 12 mètres, normalisés par l’ISO à l’échelle mondiale à la fin des années 1960.

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, plus de 90 % des marchandises transportées autrement qu’en vrac le sont dans des conteneurs chargés sur des navires, des trains ou des camions. Ces grosses boîtes en acier ont transformé le Canada presque aussi profondément que le chemin de fer Canadien Pacifique lui-même : elles ont servi à inonder les marchés de produits de consommation peu chers, importés d’Asie, et elles ont permis aux magasins à rabais à grande surface, tels que les Wal-Mart, d’envahir nos villes. Du même coup, elles ont entraîné la disparition de segments du secteur manufacturier canadien.

Synopsis

Ce document présente un diagramme interactif 3D animé décrivant le fonctionnement du système d’inspection de véhicules et de fret.



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