Canadian Geographic
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The North from Space

Les satellites


Les satellites de l’ASC participent à des missions qui visent diverses activités dans l'Arctique, depuis la surveillance des banquises et le suivi des navires jusqu’à la détermination des composés présents dans la couche d’ozone.

Le RADARSAT-2, lancé en 2007, complète le RADARSAT-1 lancé 12 ans plus tôt. Les deux satellites utilisent un radar à ouverture synthétique (SAR) pour la surveillance maritime, l’observation des glaces, la gestion des catastrophes, le suivi environnemental, la gestion des ressources et la cartographie, au Canada et dans le monde.

Parmi ses autres applications, le RADARSAT peut identifier et surveiller les navires, repérer les déversements de pétrole et suivre les effets des catastrophes naturelles : séismes, tsunamis, inondations, glissements de terrain et feux de forêt. Dans l'Arctique, il cible principalement les types de glace et suit le mouvement des banquises. Son radar est sensible à la rugosité des surfaces et reconnaît l’eau : il peut facilement distinguer les eaux, la morphologie des terrains et les accumulations de neige.

La résolution de 3 m du satellite permet de cartographier le littoral, les zones de marées et les zones côtières. Les données du satellite sont transmises pour analyse aux chercheurs de l’État. L’Envisat, lancé par l’ASE en 2002, a permis de compléter les données du RADARSAT-1 et assuré la transition entre le RADARSAT-1 et le RADARSAT-2.

Le satellite SMOS, lancé par l’ASE en 2009, mesure l’humidité du sol et la salinité de la mer avec un radiomètre interférométrique hyperfréquence à synthèse d'ouverture (MIRAS). En évaluant la teneur en eau des premiers centimètres du sol, il permet de suivre l’évaporation de l’eau du sol dans l’atmosphère et de déduire la part absorbée par la végétation. La mesure de la salinité de l’eau de mer permet de voir comment les eaux circulent sur la Terre. En effet, l’eau salée étant plus dense que l’eau douce, la concentration de sel dans l’eau de mer régit les courants chauds et froids des océans du monde et, par conséquent, les systèmes météorologiques.

Les données générées par le SMOS contribuent à la connaissance du cycle de l’eau sur la Terre et de l’effet du changement climatique sur les phénomènes d’évaporation au-dessus des terres et des mers. Le SMOS fait également des observations au-dessus des territoires enneigés ou englacés. L’ASC a investi dans cette mission et finance l’utilisation scientifique des données.

Depuis sa mise en orbite en 2010, le satellite Cryosat de l’ASE recueille des données sur la relation entre les glaces et le climat. Le changement climatique cause la diminution de l’étendue des banquises, mais également de leur épaisseur. À partir des données du Cryosat, on a généré la première carte de l’épaisseur des banquises de l'Arctique, qui a été dévoilée en juin 2011. Le Cryosat envoie de courtes impulsions radar et mesure le temps nécessaire au signal pour voyager jusqu’au sol et revenir, ce qui permet de mesurer l’épaisseur de la matière traversée. L’instrument qui effectue cette tâche est si sensible qu’il peut détecter les petites variations de l’épaisseur des glaces, en plus de mesurer le niveau de la mer et la hauteur des vagues.

Synopsis

Ce document présente les 5 satellites en service au-dessus de l’Arctique canadien. Chaque section en donne la date de lancement, la charge utile, l’instrumentation. Des images satellites montrent les applications scientifiques des données et des images qu’ils fournissent.



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