Canadian Geographic
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The North from Space

Le passé


C’est au 16e siècle, quand le commerce entre l’Europe et l’Orient a lancé de nombreux explorateurs européens à la recherche d’un passage plus court entre l’Atlantique et le Pacifique – le passage du Nord-Ouest -, que l’exploration de l'Arctique a réellement commencé. L’une après l’autre, les expéditions échouèrent dans leur quête d’une route navigable, et l’attention se tourna vers la conquête du pôle Nord.

Dans les années 1850, quand l’enregistrement des données météo se généralise, la Marine britannique adopte un système d’information détaillée. Cela conduit à la première année polaire internationale (API) en 1882. Cette année-là, une douzaine de pays s’entendent pour créer un chapelet de stations de recherche dans l'Arctique afin d’étudier son climat.

Durant la deuxième moitié du 19e siècle, des expéditions suédoise, norvégienne, et britannique tentent de parvenir les premières au Pôle. Robert Peary, ingénieur de la Marine américaine, accompagné de Matthew Henson et d’explorateurs inuits, est le premier à réaliser cet exploit le 6 avril 1909.

En 1932, on organise la deuxième Année polaire internationale, et on crée 94 stations météo. Malheureusement, la Deuxième Guerre mondiale empêchera la publication des données recueillies.

Plus tard, durant la Guerre froide, l'Arctique devient la ligne de front entre l’Union soviétique et l’Amérique du Nord. Les intérêts militaires poussent les deux camps à établir une présence dans l'Arctique. À partir de 1947, les États-Unis et le Canada construisent la ligne DEW, série de stations radar le long de la côte arctique pour prévenir une attaque soviétique et recueillir des données météo. De son côté, l’URSS lance une flottille de stations de recherche à la dérive sur les banquises de l’océan arctique. L’équipage de chaque station, stationné pendant un an, recueille des données atmosphériques et maritimes. Ce programme dure sans interruption de 1950 à 1991, année du démantèlement de l’Union soviétique.

La fin de la Guerre Froide vit une diminution des observations scientifiques directes dans le Grand Nord, au profit des modèles satellite. Depuis 1970, les instruments de télédétection des satellites se sont grandement perfectionnés, rendant possible de mesurer l’étendue des banquises polaires.

En 1995, les progrès techniques débouchent sur le lancement d’un satellite d’observation canadien, le RADARSAT-1, équipé d’un radar à synthèse d’ouverture (SAR). Rapidement, le radar produit d’abondantes données permettant aux scientifiques d’obtenir des images de Terre nuit et jour, même à travers une épaisse couche de nuages. Aujourd'hui, les satellites prennent couramment des mesures des territoires enneigés et des glaces de mer, et peuvent mesurer la température de l’atmosphère et de la surface, l’humidité, la teneur en eau et la concentration d’ozone.

Synopsis

Ce document comporte six sections consacrées au plateau de glace d’Ellesmere: son histoire, son rétrécissement, ses effritements, depuis 1852 jusqu’à aujourd’hui. Des images et des cartes satellite sont commentées à l’écran.



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