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International polar year

Le repli des limites


Comment le repli de la limite des arbres et la fonte du pergélisol affecteront-ils la vie et le paysage dans le Nord?

Le Nord canadien se reconnaît sur une carte à ses côtes découpées ou à ses frontières politiques, mais une grande partie du paysage extraordinaire de cette région est définie par deux autres limites importantes : la limite des arbres et la limite du pergélisol. On note actuellement un déplacement appréciable de ces deux limites, ce qui pourrait avoir des incidences encore plus importantes pour la vie dans certaines parties de cette région. Cela explique pourquoi des chercheurs affectés à des projets de l’Année polaire internationale (API) ont effectué des travaux sur le terrain à partir du massif de Saint Élie, au Yukon, jusqu’aux monts Mealy, au Labrador, afin de mieux connaître les incidences des changements climatiques sur le paysage du Nord.

Quarante pour cent environ de la masse continentale du Canada se situe au nord de la limite des arbres, qui correspond à la limite de la forêt ou au début de la toundra arctique. Le lieu précis de cette transition ne dépend pas seulement de la latitude et de l’altitude, il dépend aussi de facteurs tels que la disponibilité de l’eau, la température, le type de sol et la protection contre les effets du vent et des animaux. Étant donné tous ces facteurs, cette limite se présente sous la forme d’une ligne dentelée qui s’étire le long des hautes latitudes. Les changements climatiques et le réchauffement des températures ont déplacé cette limite vers le nord au cours des dernières décennies. Cela pourrait influer sur les déplacements des animaux ou rendre les lieux favorables à l’établissement de nouvelles plantes ou de nouveaux animaux sauvages. Diverses espèces d’insectes pourraient aussi se déplacer vers ce nouveau territoire.

La limite du pergélisol se déplace aussi. Les régimes de réchauffement ont donné lieu, de façon intermittente, au dégel de nombreux secteurs au sein de grandes zones de pergélisol. Ce phénomène, le pergélisol discontinu, peut avoir des effets extrêmement importants. L’eau de fonte peut agir comme lubrifiant sous la couche de terre végétale ce qui donne lieu au glissement vers l’aval de superficies appréciables de cette couche qui forment des accumulations de débris qui, si elles sont suffisamment importantes, peuvent même bloquer l’écoulement des cours d’eau.

Des recherches parrainées par l’API ont porté sur la façon dont de telles perturbations peuvent modifier le paysage de la toundra. Le comportement des animaux sauvages sera-t-il modifié? La croissance de la végétation donnera-t-elle lieu à plus d’incendies? Au même moment, le dioxyde de carbone rejeté par la fonte de volumes importants de pergélisol pourrait contribuer de façon appréciable aux processus à l’origine des changements climatiques.

Avec le temps, de telles tendances pourraient non seulement modifier l’apparence de nombreuses zones du Nord, mais aussi influer sur le mode de vie des habitants, notamment sur leurs modes de déplacement et de construction des bâtiments. Tout cela se traduit par de nouveaux défis et de nouvelles perspectives.

Synopsis

Cette capsule examine de près l’inquiétude croissante provoquée par le dégel du pergélisol à l’échelle mondiale, suite aux changements climatiques, et son impact sur l’écosystème de notre planète. On y souligne également l’importance de la plaine Old Crow.











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