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International polar year

Interrogation à l’égard de l’eau


Les eaux douces de l’Arctique, pratiquement imprévisibles mais essentielles à la vie dans le Nord, sont scrutées de près.

Dans les meilleures situations, les systèmes hydrographiques d’eau douce de l’Arctique — lacs, cours d’eau, terres humides, étangs et masses de neige — demeurent tout à fait imprévisibles d’une année à l’autre en ce qui a trait aux inondations et aux cycles de gel-dégel. Comme le Nord devrait se réchauffer deux fois plus que la moyenne planétaire, les eaux douces de l’Arctique seront encore moins prévisibles au cours des prochaines années.

Comment les eaux douces de l’Arctique réagiront-elles aux changements climatiques et à la perte de couverture de glace et à la fonte du pergélisol qui suivront? Il est actuellement impossible de le savoir étant donné les limites de notre connaissance de l’écologie et de l’hydrologie de ces systèmes.

Il n’est donc pas surprenant que les réseaux hydrographiques de l’Arctique fassent l’objet d’un vif intérêt de la part des chercheurs œuvrant à des projets de l’Année polaire internationale (API). Des scientifiques présents sur le terrain et dans des collectivités du Nord canadien mesurent les précipitations de pluies et de neige, la qualité de l’eau et la fonte saisonnière et annuelle, et déterminent les voies de migration de l’eau.

Tout cela a pour objectifs de mieux connaître les eaux douces et les substances nutritives qui s’écoulent dans l’océan Arctique, d’élaborer de meilleurs modèles pour la prévision des flux d’eau douce et de substances nutritives et de créer une base de données sur la biodiversité des eaux douces.

Les chercheurs parrainés par l’API sont aussi très intéressés à mieux comprendre les effets de la fonte du pergélisol. On s’attend à ce que, au milieu du XXIe siècle, la superficie du pergélisol de l’hémisphère Nord ait été réduite de 20 à 35 p.100 environ. La dégradation du pergélisol peut donner lieu à la formation de nouveaux canaux d’écoulement et, de pair avec un dégel plus hâtif des lacs et des cours d’eau, modifier le moment et le volume du déplacement de l’eau douce des terres vers l’océan.

Reconnaissant l’importance des réseaux d’eau douce pour la vie dans le Nord, des chercheurs parrainés par l’API ont aussi étudié la plaine Old Crow, dans le territoire du Yukon, qui est le lieu d’origine de la Première Nation Vuntut Gwitchin et une terre humide d’importance internationale. Ce vaste paysage nordique est depuis longtemps un important refuge pour la faune arctique et est à la base du mode de vie traditionnel des Vuntut Gwitchin. La collectivité est particulièrement inquiète de la baisse du niveau de l’eau dans la région et de son effet sur la faune. Appliquant de pair des démarches traditionnelles et scientifiques, les chercheurs étudient les effets possibles des changements climatiques sur le niveau de l’eau. Ces travaux donnent aussi aux collectivités locales plus de moyens pour surveiller et évaluer les écosystèmes d’eau douce de l’Arctique.

Synopsis

Ce document met brièvement en lumière la plaine Old Crow, dans le Nord du Yukon, établissant son importance, à l’échelle mondiale, comme zone humide, et souligne les changements profonds sans précédents qu’elle doit subir.













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