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International polar year

Le message des vents


Des chercheurs canadiens de l’API trouvent des indices permettant de résoudre des énigmes posées depuis longtemps par les conditions météorologiques et atmosphériques, et cela n’est pas trop tôt.

Les conditions météorologiques et atmosphériques sont des caractéristiques qui définissent le Nord, mais il a été difficile d’en percer les secrets.

Prenons comme exemple le sujet de discussion préféré des Canadiens : le temps. Dans l’Arctique occidental plus particulièrement, la réduction de la glace de mer se traduit par une augmentation de l’activité du vent et des vagues et l’érosion des rivages. Une telle tendance complique la vie des personnes qui vivent et travaillent dans des lieux où l’érosion et la fonte du pergélisol menacent les fondations même des établissements. Dans le cas de l’exploration pétrolière et gazière en mer, les travaux sont compliqués par les mouvements de l’eau qui déplacent des volumes importants de sédiments sur le fond océanique. L’emplacement des chenaux de navigation peu profonds et des voies de passage sûres des pipelines sous-marins peut varier de façon très importante d’une saison à l’autre.

Les chercheurs canadiens œuvrant à des projets de l’Année polaire internationale (API) relèvent ces défis par l’étude des processus physiques fondamentaux et l’élaboration de modèles climatiques complexes. Ils examinent l’historique des régimes météorologiques locaux et élaborent des modèles pour l’avenir. Ils vérifient leurs prévisions en les appariant aux observations effectuées au moment des importantes tempêtes de 1982 et de 1999.

D’autres chercheurs associés à l’API progressent dans la solution de ce qui demeure une énigme : la disparition à chaque printemps de deux agents atmosphériques qui sont l’ozone et le mercure. Un lien très fort a été établi entre l’ozone et le réchauffement planétaire : tandis que le mercure est un métal lourd toxique qui peut pénétrer dans les organismes marins locaux. Les chercheurs élaborent de nouveaux outils pour l’étude du devenir de ces deux substances chimiques, notamment des bouées océaniques portant de nombreux instruments capables d’effectuer des mesures pendant de longues périodes et une base de surveillance isolée qui peut être déplacée sur traîneau.

L’atmosphère est un système dynamique et les chercheurs tentent activement de comprendre les causes et les effets complexes du climat. Les questions à résoudre sont notamment : D’où proviennent les substances chimiques toxiques que l’on retrouve dans l’atmosphère de l’Arctique? Comment les gaz réagissent-ils aux effets combinés de la glace de mer, de la circulation marine et des processus microbiologiques océaniques? De quelle façon la réduction de la glace de mer modifie-t-elle la production de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone?

Lentement, mais sûrement, on commence à répondre à ces questions. Les scientifiques travaillant à des projets de l’API, qu’ils soient à l’une des stations de recherche les plus nordiques située à Eureka dans le Haut-Arctique ou dans des laboratoires du sud du Canada, sont de plus en plus en mesure de comprendre le message des vents.

Synopsis

Le document propose une vidéo dévoilant les effets néfastes subis par les résidants du Nord suite aux changements climatiques. Elle illustre de quelle façon la faune et les chasseurs s’adaptent au temps imprévisible des récentes saisons. On y apprend que des scientifiques canadiens travaillent d’arrache-pied pour aider la région à se préparer à l’avenir.






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Glace de mer et océans


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Les changements climatiques
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