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Fur trade

De 1720 à 1780


Pendant tout son premier siècle d’existence, la Compagnie de la Baie d’Hudson ne commerce qu’en bordure de la baie et n’a qu’une connaissance limitée du vaste arrière-pays de ses postes situés aux embouchures de rivières.

En 1720, l’arrière-pays des postes en bordure de la baie d’Hudson est contrôlé par des bandes cries qui vivent sur un vaste territoire allant de la baie James et de la vallée supérieure de l’Outaouais jusqu’à l’amont du fleuve Churchill et au milieu de la rivière Saskatchewan-Nord. Les Cris ont comme alliés et voisins aux limites sud et ouest de leur territoire les Assiniboines, qui parlent le siouan, et les Ojibwas, qui parlent l’algonquin. Leurs principaux rivaux sont les Chipewyans qui parlent l’athapaskan et vivent au nord du fleuve Churchill. Le commerce des fourrures entraîne un déplacement des bandes autochtones qui tentent de s’établir comme intermédiaires ou qui cherchent de meilleurs endroits pour trapper. Les Ojibwas prennent de l’expansion vers le nord et l’ouest. En 1740, ils entourent l’extrémité ouest du lac Supérieur et occupent une bonne partie du territoire entre le lac Winnipeg et la baie d’Hudson. Parallèlement, les Assiniboines se déplacent vers le nord-ouest aussi loin que la Saskatchewan-Nord et s’établissent dans les zones de forêts-parcs et de prairies. Les bandes cries de l’Ouest vont s’installer au-delà de la partie supérieure du fleuve Churchill jusqu’à la vallée de l’Athabasca. Les Chipewyans se déplacent vers le sud-ouest en direction du fort Churchill (établi en 1717). En 1780, des bandes de Chipewyans vivent le long du cours inférieur du fleuve Churchill, et de nombreuses bandes qui vivaient dans la zone de transition de la forêt boréale à la toundra gagnèrent la zone de la forêt boréale.

En majeure partie, les Autochtones recherchent des produits pratiques : armes et munitions, tissus, produits métalliques (couteaux, hachettes, marmites, limes) et couvertures. En échange, ils offrent des peaux de castor et d’autres animaux. Une peau de castor adulte de première qualité, appelée « Made-beaver » ou « plue », est établie comme unité de valeur pour le troc. Plus tard, des jetons en laiton et en cuivre sont utilisés pour faciliter le commerce, mais leur valeur était aussi fixée en équivalents de plue. Le tabac et l’alcool sont les plus importants produits de luxe. Le commerce du tabac reste stable, mais celui du brandy augmente de façon marquée vers la fin des années 1740 et dans les années 1750, et il connaît une autre augmentation dans les années 1770 lorsque la compétition des commerçants de Montréal est à son maximum.

Synopsis

Cette partie interactive met en lumière la répartition des divers types de fourrures et de peaux dont la Baie faisait le commerce, de 1720 à 1780. La carte comprend une chronologie interactive que l’utilisateur peut faire défiler pour observer la répartition de ces biens dans diverses régions.














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De 1780 à 1821


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Quiz :

Au début de leurs échanges avec les Européens, quels biens proposaient les Autochtones ?

Des fourrures
De l'or
Du maïs