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Fur trade

De 1670 à 1720


En 1670, Charles II accorde à la Compagnie de la Baie d’Hudson des privilèges exclusifs de commerce sur le territoire appelé « Terre de Rupert », territoire drainé par les cours d’eau se déversant dans la baie d’Hudson.

Comme les Français sont établis sur les rives du Saint-Laurent et les Anglais, sur la côte de la baie d’Hudson, deux systèmes de commerce rivalisent pour les fourrures de la Terre de Rupert.

La Terre de Rupert a une population éparse qui vit de la chasse et de la pêche et se compose principalement d’Assiniboines, de Cris et de Chipewyans dans l’arrière-pays et d’Inuits sur la côte nord de la baie d’Hudson. La population suit les migrations du gibier, tel que le caribou et le bison; ce faisant, elle entre en contact avec d’autres groupes et pratique le commerce.

La Compagnie de la Baie d’Hudson affermit son commerce d’abord à deux postes situés à des embouchures de rivières, soit au fort Albany, au bord de la baie James, et à York Factory, dans le coin sud-ouest de la baie d’Hudson, puis aux postes du fort Churchill, de Moose Factory et d’Eastmain.

Les Français étendent leurs activités vers l’ouest. Ils entrent d’abord en compétition avec la Compagnie de la Baie d’Hudson dans l’arrière-pays du poste du fort Albany et d’autres postes situés au bord de la baie James, puis, lorsque Pierre Gaultier de La Vérendrye atteint le lac Winnipeg en 1733, brisent le monopole de la Compagnie sur le commerce avec les Autochtones dans le vaste arrière-pays de York Factory. Dans les années 1750, les Français exploitent un réseau de postes s’étendant jusqu’à l’ouest de la fourche de la rivière Saskatchewan, mais ils ne peuvent pas empêcher certains Autochtones de faire le commerce aux postes anglais de la baie d’Hudson. Pour les Premières Nations, la compétition entraîne une hausse du prix des fourrures et apporte d’autres sources d’approvisionnement pour les marchandises européennes.

Les prix payés pour les fourrures par les commerçants européens augmentent, mais l’offre ne suit pas la même courbe. La demande de marchandises durables des Autochtones est inélastique. Lorsque le prix des fourrures augmente, l’offre de fourrures est moindre; les commerçants et les trappeurs autochtones consacrent plus de temps à d’autres activités. Face à un tel marché, les commerçants français et anglais recourent à l’alcool et au tabac pour inciter les Autochtones à commercer.

Synopsis

Cette partie traite de l’expansion commerciale de la Compagnie de la baie d’Hudson depuis la fin des années 1600 jusqu’aux années 1700. La carte comprend une chronologie interactive que l’utilisateur peut faire défiler pour mettre en évidence les régions touchées par l’expansion commerciale de la Compagnie.



















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De 1720 à 1780


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