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Fur trade

De 1740 à 1755


En 1744, en raison de la guerre entre la France et la Grande-Bretagne (guerre de la succession d’Autriche), la Nouvelle-France n’est plus approvisionnée. Après la chute de Louisbourg en 1745, les Britanniques bloquent le Saint-Laurent. Les commerçants britanniques en profitent et se rendent dans le pays de l’Ohio où ils offrent leurs marchandises au tiers ou au quart des prix français. Les tentatives des commandants des postes français pour empêcher leurs alliés autochtones de pratiquer le commerce avec les Britanniques soulèvent beaucoup de ressentiment, puis donnent lieu à des conflits ouverts. En 1744, les Miamis pillent le fort Miami. Les Hurons brûlent la mission de Détroit et commencent à attaquer les commerçants français. Il devient dangereux de voyager dans toute la région de Wabash et du lac Érié.

Lorsque la guerre prend fin en 1748, les Français réduisent de moitié le prix des marchandises et, en 1749, ordonnent aux troupes dirigées par Céloron de Blainville de parcourir l’Ohio et d’expulser les commerçants britanniques. Cela a peu d’effet. En 1751, les Miamis détruisent le fort Vincennes et déclarent ouvertement leur appui aux Britanniques.

Dans le Nord-Ouest, le commerce français est également mal en point. Même si La Vérendrye et ses fils ont étendu leur commerce et leur exploration jusqu’à la rivière Saskatchewan, les pénuries causées par la guerre et les prix élevés incitent de nombreux groupes autochtones à commercer avec la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Les Français tirent des leçons des événements des dix dernières années. La région de l’Ohio et de la Wabash est peu importante pour le commerce des fourrures sur le plan économique, mais elle a une importance majeure sur le plan stratégique. Les Français reconnaissent que s’ils se mettent à dos les Autochtones de la région inférieure des Grands Lacs, les colonies du Mississippi seront isolées du Canada et, avec le temps, les Premières Nations de la région supérieure des Grands Lacs passeront du côté des Britanniques. Ils comprennent qu’ils perdront l’arrière-pays s’ils n’ont pas l’appui des Autochtones (un appui reconnu par des traités), s’ils n’offrent pas des prix concurrentiels et s’ils ne font pas démonstration de leur force.

En 1752, des traités avec les Dakotas de l’Est permettent une vigoureuse expansion du commerce le long du cours supérieur du Mississippi. La même année, les Français contraignent les Miamis à joindre à nouveau l’alliance française après qu’un groupe d’Autochtones aidés de soldats français eurent détruit leur principal village, construit autour d’un poste britannique à Pickawillany. En 1753 et 1754, les troupes françaises occupent quatre nouveaux postes dans la région supérieure de l’Ohio, région qui a toujours été revendiquée par la France. Henley House, un avant-poste de la baie d’Hudson situé au bord de la rivière Albany, est détruit par des Autochtones en 1755. Pendant un moment, les Français réussissent à contrôler l’intérieur de l’Amérique du Nord.

Synopsis

Cette partie raconte l’histoire du commerce des fourrures vers 1755. Il comprend un diagramme circulaire interactif qui permet à l’utilisateur d’avoir accès à la répartition des stocks pour la baie d’Hudson, la Louisiane et les autres districts de commerce du Canada.












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