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Fur trade

De 1697 à 1739


FERMETURE DES POSTES DE L’ARRIÈRE-PAYS, DE 1697 À 1711
Devant la surabondance de la fourrure de castor, le coût élevé de la guerre contre les Iroquois et les plaintes des Jésuites au sujet des coureurs des bois, la Couronne française ordonne la fermeture des postes de l’arrière-pays en 1696. Le commerce des fourrures dans le Nord commence à se recentrer à Fort Albany que les Anglais ont repris en 1693. L’ouverture de Détroit et la reprise des hostilités avec les Dakotas (1700) entraînent le déplacement des populations autochtones vers la région inférieure des Grands Lacs où elles entrent en contact avec les Iroquois et les commerçants anglais qui commencent à s’aventurer dans la vallée de l’Ohio. De plus en plus, les coureurs des bois demeurés dans l’arrière-pays font la contrebande des fourrures avec les Anglais. La Couronne française prend rapidement conscience que, si les postes ne sont pas rouverts, ses alliés autochtones lui deviendraient hostiles et l’arrière-pays passerait aux mains des Britanniques.

RÉOUVERTURE DE L’ARRIÈRE-PAYS, DE 1712 À 1725
En 1713, le Traité d’Utrecht attribue aux Britanniques les terres adjacentes à la baie d’Hudson et laisse le commerce libre dans la région de la rivière Ohio et du bassin inférieur des Grands Lacs. Les Français s’empressent alors de reprendre leur position antérieure. Michilimackinac est rouvert en 1712-1713, et le commerce est rétabli aux postes de l’Illinois et du Michigan vers 1715. Encouragés par une remontée du prix de la fourrure de castor en 1714, les commerçants repartent pour l’arrière-pays.

En 1720, les forts Frontenac, Détroit et Niagara donnent à la France le contrôle des Grands Lacs inférieurs, et rapidement les postes du lac Supérieur et du Témiscamingue portent atteinte au commerce de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Tous les postes situés à portée potentielle des commerçants anglo-américains sont pourvus d’une garnison, et tous les efforts sont faits pour conserver les alliances avec les Autochtones.

Les commerçants britanniques continuent de pénétrer dans le pays de l’Ohio et, dans les années 1720, ouvrent des postes temporaires sur les rives de la partie supérieure de la rivière et celles d’un tributaire de la Wabash (du côté est).

EXPANSION VERS LE NORD-OUEST, DE 1726 À 1739
Au cours des années 1730, La Vérendrye pénètre dans le territoire de commerce de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans l’arrière-pays, ce qui entraîne un déclin marqué des fourrures ramenées au fort Albany et à York Factory. En 1736, il convainc les Saulteaux et les Cris de faire la paix. Les Dakotas, ennemis des Cris, sont choqués de la défection des Saulteaux et s’en prennent à eux; il s’ensuit la migration de certains groupes ojibwas dans le territoire cri à l’ouest du lac Supérieur.

Les expéditions françaises contre les Chickasaws de plus en plus hostiles en 1736 et 1739 se soldent par une paix négociée en 1740. L’influence des Anglais, toutefois, continue de s’étendre.

Synopsis

Cette partie explique la dispute, au début des années 1700, concernant les revendications territoriales de l’Europe. La légende interactive permet à l’utilisateur de sélectionner les revendications territoriales de la France et de la Grande-Bretagne.















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