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Forged in war

l’invasion refoulée, 1812


En juin 1812, les États Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne et envahissent sur-le champ le Haut Canada. Le conflit avec les Amérindiens le long de la frontière nord ouest et la rivalité maritime américano britannique de la décennie précédente sont à l’origine de cette guerre. Après trois ans de combat contre les Britanniques, les Canadiens et les Amérindiens, les États Unis perdent du territoire dans l’Ouest et sur les côtes atlantique et pacifique. Les quelques succès des Américains sur mer et sur terre n’arrivent pas à atténuer, même partiellement, les effets désastreux du blocus britannique. L’imposant pouvoir de la marine britannique détermine l’issue de la guerre sans que les États-Unis puissent atteindre leurs objectifs. Les négociations entreprises en 1812 par le président James Madison aboutissent en 1814 au rétablissement de la situation d’avant guerre. La résistance des Canadiens à la puissance militaire américaine les amène à développer un sentiment de fierté nationale.

La stratégie des Américains, privés de force navale, repose sur une guerre éclair qui devrait se terminer avant même que les renforts britanniques n’aient pu traverser l’Atlantique. Les Américains espèrent aussi que les Canadiens ne les combattront pas. Les Britanniques, que les guerres napoléoniennes ont épuisés, dépendent entièrement des mesures défensives et du blocus maritime. Dans l’ordre, les objectifs prioritaires des Américains sont Québec, Montréal, Kingston et Niagara. Québec n’a jamais été prise sans une intervention de la marine, mais Montréal demeure vulnérable à cause de la proximité de la vallée du lac Champlain, un couloir très fréquenté. Les Américains manquent de véritable leadership militaire et sont gênés par l’attitude hésitante de la Nouvelle Angleterre. Ils ne réussissent pas à prendre Montréal. L’armée américaine s’épuise dans des attaques désordonnées sur le périmètre du territoire canadien.

La logistique militaire décide de la victoire ou de la défaite tout autant que les manœuvres et la bravoure. Les Américains, en mesure de se déplacer et de communiquer sur leur territoire, ont un net avantage sur les Britanniques qui doivent traverser tout l’Atlantique, puis emprunter le Saint Laurent où ils sont exposés aux attaques, surtout entre Montréal et Kingston. Tout au long de la guerre, troupes, munitions et provisions sont transportées par voie d’eau. Il est plus aisé de voyager l’hiver, sur les surfaces gelées, qu’en temps de pluie ou de dégel, lorsque les routes se transforment en bourbiers. La faible production agricole du Canada fait des États-Unis la plus importante source d’aliments, de fourrage et de fournitures militaires pour les Britanniques. La contrebande emprunte trois voies principales : le Saint Laurent qu’elle traverse à Prescott, les sentiers de la vallée du lac Champlain et, entre la Nouvelle Angleterre et la Nouvelle Écosse, la mer.

Le blocus britannique, mollement imposé dans le Nord jusqu’en février 1813, laisse à la Nouvelle Angleterre une porte ouverte au commerce neutre autorisé. En 1814, le blocus s’étend depuis la baie de Narragansett jusqu’à la Floride espagnole. Pendant ce temps, les États-Unis font appel à des corsaires, seule parade efficace au blocus. Les dix huit batailles navales sont toutes des combats singuliers de peu de conséquence sur l’issue de la guerre, mais elles préparent les Britanniques à l’idée d’une paix plus libérale.

Synopsis

Cette partie donne accès à une série d’illustrations de la bataille de Queenston, de 1812 à 1814. Chaque image inclut une légende explicative.



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