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Early survival

Arctique


On ignore à quel moment les ancêtres des Paléoesquimaux sont arrivés d’Asie en Alaska – il y a peut être 10 000 ans par l’isthme de Béring ou il y a 5 000 ans par embarcation ou sur la glace.

Il y a environ 4 000 ans, un peuple paléoesquimau, les Prédorsétiens, se déplace rapidement de l’Alaska vers l’Est, dans le Canada arctique. Dans certaines régions, sa survie dépend du caribou, du bœuf musqué et du poisson. Ailleurs, il chasse surtout le phoque annelé et d’autres mammifères marins. Sur la plupart des sites archéologiques, les vestiges de quelques tentes brièvement habitées montrent que les Prédorsétiens forment de petits groupes nomades. Les plus grands sites se trouvent dans la région de l’île de Baffin et du détroit d’Hudson, où on chassa, apparemment sans embarcation, le phoque, le morse et le narval.

Au cours du dernier millénaire av. J.-C., les Paléoesquimaux de l’Arctique oriental fabriquent des objets façonnés d’un style nouveau, tandis que leur population s’accroît et commence à se sédentariser. Cette culture transformée, appelée dorsétienne, se répand dans la majeure partie de l’Arctique canadien, jusqu’au Groenland et à Terre Neuve. Une forme récente de cette culture survit plus de 1 000 ans, cédant finalement à la migration des Néoesquimaux de l’Alaska, vers l’an 1 000 ap. J. C. Cette culture persiste jusqu’au XVe siècle dans le nord de l’Ungava et du Labrador.

Toujours durant le dernier millénaire av. J.-C., les Esquimaux de l’Alaska occidental développent des outils, des armes, des techniques de chasse et des styles d’habitation qui connaissent leur apogée autour du détroit de Béring avec les traditions béringienne ancienne et Punuk. À l’aide de harpons fixés à des flotteurs, ces Néoesquimaux chassent dans des kayaks et des oumiaks. Ils vivent dans des villages permanents où ils érigent des maisons demi souterraines en bois.

Vers l’an 1 000 ap. J.-C., les Thuléens de l’Alaska septentrional adaptent cette technique maritime à la chasse aux baleines boréales. Au cours d’une période relativement tempérée, ils suivent les baleines vers l’Est. Avec leurs embarcations, leurs harpons à flotteurs et leurs arcs renforcés de lanières, les chasseurs thuléens sont plus efficaces que les Dorsétiens. Les traîneaux à chiens augmentant leur mobilité, ils amassent davantage de vivres et habitent dans des villages plus étendus. Ils construisent leurs maisons en pierres et en os de baleine. En quelques générations, les Thuléens occupent la majeure partie de l’Arctique canadien. Leurs prédécesseurs dorsétiens furent tués, repoussés vers des régions inhospitalières ou assimilés.

Les Thuléens apportent dans l’Arctique canadien une culture alaskienne qui s’y maintient jusqu’à ce que la détérioration climatique les force à changer. À partir d’environ 1 600 ap. J.-C. (le Petit Âge glaciaire), la banquise se solidifie dans l’Arctique central et il devient impossible de maintenir l’occupation de villages permanents. En été, plusieurs se dirigent vers l’intérieur à la recherche de caribou et de poisson. En hiver, revenus sur la côte, ils vivent dans des maisons de neige, souvent sur la glace de mer, et chassent le phoque annelé. Le mode de vie typique de la culture thuléenne se maintient jusqu’à l’arrivée des Européens uniquement dans l’Arctique et au Labrador.

Le contact avec l’étranger entraîne d’autres changements. À la fin du XVIe siècle, les Inuits du Labrador descendent vers le sud à la rencontre des pêcheurs, pour échanger des fanons contre des articles européens. Les Inuits de l’ouest de la baie d’Hudson obtiennent des fusils des pêcheurs de baleine européens et s’éloignent des côtes pour chasser le caribou. Le mode de vie inuit ne consiste pas, comme l’ont d’abord décrit explorateurs et anthropologues, en une adaptation ancienne à l’Arctique canadien, mais résulte plutôt d’une transformation récente attribuable à une détérioration climatique et au contact des Européens.

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Synopsis

Cette présentation contient de l’information sur les activités saisonnières de subsistances des Inuits par groupement historique. L’utilisateur peut alterner entre les activités estivales ou hivernales à l’aide du bouton de la case de défilement ci-dessous.






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