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Canada and Overseas Development

Une tradition d’entraide


Le Canada a été l’un des premiers pays à affecter des fonds publics à la promotion du développement socioéconomique des pays pauvres. Les transferts de fonds ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. À mesure que les anciennes colonies accédaient à l’indépendance, les pays plus riches ont commencé à leur offrir de l’« aide étrangère » pour des raisons humanitaires, mais également pour assurer un monde plus stable. Les Nations Unies ont créé la notion d’aide publique au développement (APD) pour désigner la procédure de transfert des richesses, et elles ont encouragé les pays industrialisés à consacrer 0,7 p. 100 de leur produit intérieur brut (PIB) annuel à l’APD.

L’APD reposait sur le principe selon lequel les subventions, les prêts à faible taux d’intérêt, les dons en nature et les autres genres d’assistance profiteraient aussi bien aux donateurs qu’aux bénéficiaires. Les pays en développement recevraient de l’aide pour sortir leurs populations de la pauvreté, tandis que les pays développés se sentiraient plus en sécurité dans un monde où les risques d’agitation sociale seraient vraisemblablement réduits. Le Canada est devenu un pays donateur durant les premières années de la Guerre froide entre les pays capitalistes de l’Ouest et le bloc communiste de l’Est, dominé par l’Union soviétique.

Les premiers dons visaient d’abord à gagner les faveurs des nouveaux pays indépendants et à les empêcher de tomber sous l’emprise des Soviétiques. Ils ont été accordés dans la foulée du Plan de Colombo que les pays du Commonwealth avaient mis en vigueur en 1951 et qui offrait aux pays bénéficiaires de l’Asie-Pacifique une aide en capitaux combinée à une assistance technique et spécialisée ainsi qu’à des ressources destinées au développement. Le Plan de Colombo a rapidement suscité l’adhésion d’autres pays que ceux du Commonwealth, et des pays bénéficiaires ont été désignés en Afrique et dans les Antilles.

Lester B. Pearson, premier ministre du Canada de 1963 à 1968, figure parmi les premiers partisans de l’aide au développement et les ardents défenseurs de l’objectif de 0,7 p. 100 du PIB. Son successeur, Pierre Elliott Trudeau, a suivi ses traces. Le nouveau gouvernement a été élu en 1968 et a créé la même année l’Agence canadienne de développement international (ACDI) à qui a été confiée la gestion de la vaste majorité de l’APD fournie par le pays. Auparavant, les fonds étaient acheminés par l’intermédiaire de divers ministères sous la direction du ministère des Affaires étrangères. Bien que d’autres ministères et organismes fédéraux aient continué de jouer un rôle, la création de l’ACDI a concentré l’APD entre les mains d’un organisme fédéral doté d’un mandat, d’objectifs, de principes et d’une administration qui lui sont propres.

Synopsis

Ce document souligne le rôle du Canada en matière d’aide internationale depuis 1950 et comprend un graphique linéaire et un à barres. L’utilisateur peut, d’un clic, voir des graphiques et entendre des explications sur l’évolution de l’aide publique au développement accordée par le Canada et le changement cumulatif par décennie.



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